Archives de catégorie : Numéros

N° 46 – LITTÉRATURE

C’est loin des polémiques que le numéro envisage la littérature comme objet d’enseignement. Il s’agit dès lors d’interroger les enjeux et les modalités de la construction du sens. Quelle relation se construit entre l’élève et le livre et comment se construit-elle ? Quels dispositifs d’apprentissage mettre en place pour une pédagogie de la réception littéraire qui tienne compte de l’étrangeté de cet objet pour les élèves ? En quoi l’intertextualité peut-elle favoriser cette réception ? Quelle place pour l’écriture d’invention dans l’approche de l’œuvre littéraire ?

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Sommaire

46-1 De quelques expériences en littérature au collège  /  S. Suffys  7


46-2Couts et contrecoups d’une institutionnalisation  /  F. Quet  33


46-3Le canapé et l’étagère  /  P. Heems  45


46-4La Fontaine en sixième  /  M.-M. Cauterman, F. Darras, M.-P. Vanseveren  53


46-5Le pluriel des réceptions effectives  /  J.-L. Dufays  71


L46-6a médiation par le livre en orthophonie  /  C. Hourdequin  91


V46-7ariations autour du Bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon  /  C. Mercier  109


E46-8ntrer en lecture de L’Odyssée en sixième  /  C. Charlet  125


46-9Écrit palimpseste et brouillon de lecture  /  F. Le Goff  135


46-10Du débat interprétatif à l’école ?  /  A. Dias-Chiaruttini  151


C47-13orneille avait raison ! On peut choisir sans exclure…  /  J.-L. Tilleuil  167


47-12 Candide ? Un vrai télétubbie !  /  C. Larat  183


47-11Résistance de l’œuvre et intertextualité  /  C. Donadille  195


L47-10’Oiseau livre : une exposition évolutive  /  A. Dewez, A. Petit, C. Mercier  205


47-9Des nouvelles du livre pour la jeunesse : journaux intimes (4)  /  É. Vlieghe  217

Éditorial

Autrefois était l’objet littéraire. Posés scolairement comme une évidence, les textes étaient littéraires parce qu’ils étaient travaillés, étudiés, scolarisés comme tels. La littérature, c’est ce qui s’enseigne, disait Roland Barthes1.
Ces temps sont lointains : à côté du texte littéraire ont émergé, dans les années 1980, à l’école et au collège, de nouvelles catégories aux contours flous, les textes non-littéraires, les écrits dits fonctionnels comme la recette ou le programme TV. Ces nouveaux objets à enseigner trouvaient leur légitimité dans l’élitisme supposé de l’objet littéraire : la littérature était perçue comme machine à sélectionner les élèves, forcément inégaux sur la ligne de départ face à une culture littéraire dont ils étaient ou non les héritiers. […]

N° 45 – ÉCRITURES DE SOI

Le numéro s’intéresse à un objet, en apparence consensuel du primaire à l’université, mais qui recoupe des réalités multiples, disparates et parfois discutables. Loin d’être récente, l’écriture de soi semble s’être généralisée au gré des instructions officielles avec des finalités et des modalités différentes.
Il s’agit d’étudier des récits de vie. Mais il s’agit aussi de faire écrire des récits de vie. Quelles démarches d’apprentissage peut-on alors envisager pour respecter le droit à l’intime, pour apprendre à l’élève à ne pas trop s’exposer tout en parlant, éventuellement, de soi ? À quelles conditions cette écriture peut-elle aider l’individu à se construire et à construire son rapport à l’autre ?
Enfin, le numéro envisage d’autres formes d’écriture de soi : les fiches de rentrée, les blogs, l’écriture réflexive en formation professionnelle et l’écriture qui permet de recueillir la mémoire collective liée au patrimoine.

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Sommaire

45-1 Parler de soi, ça se discute  /  F. Darras, M.-P. Vanseveren  9


45-2Enjeux d’écritures et de lectures autobiographiques en classe de troisième  /  M. Habi  17


45-3« Ma famille… de sacrés caractères ! » Apprendre à parler de…, à écrire sur… soi : un apprentissage de la distance ?  /  S. Suffys  55


L45-4’écriture de soi des élèves de SEGPA  /  L. Szajda-Boulanger  71


45-5chez des comm’  /  M.-M. Cauterman  91


É45-6clats de vie, éclats de voix  /  N. Zériri  95


É47-10crire la mine  /  D. Meurot  103


L47-9’écriture de soi à l’école élémentaire : peut-on scolariser l’intime ? Des occasions à saisir, des obstacles à éviter  /  J. Manchon  113

L47-8e récit de la veillée en famille. Un exemple de sollicitation du vécu dans les rédactions scolaires  /  M.-F. Bishop  123


L47-7’adversaire d’Emmanuel Carrère  /  N. Denizot, C. Mercier  135


Fi47-6ches de rentrée  /  C. Coget  151


48-11Écrire sur soi en contexte de formation professionnelle : quels objectifs, quels enjeux, quelles contraintes, quelles pratiques ?  /  L. Cadet  163


48-10 Le biographique au lycée : vie et mort d’un genre scolaire  /  N. Denizot 187


D48-9es nouvelles du livre pour la jeunesse : journaux intimes (3)  /  É. Vlieghe  209

Éditorial

En publiant un numéro sur les écritures de soi à l’école, Recherches s’inscrit dans une réflexion déjà bien balisée par de nombreuses parutions didactiques récentes. Les écritures de soi, envisagées non seulement comme objet de lecture (autobiographie, autoportrait, journal intime, etc.) mais comme pratique d’écriture, concernent désormais tous les niveaux d’étude – de l’école à l’université et en formation d’adultes. Certes, l’élève de l’école primaire est, depuis fort longtemps, invité à […]

N° 44 – L’ORDINATEUR EN FRANÇAIS

Le numéro pose la question de l’intérêt de l’outil informatique dans les pratiques professionnelles de l’enseignant de français. Enseigner avec l’ordinateur, c’est à la fois utiliser un outil supplémentaire et, dans un même temps, démystifier la place de cet outil dans les représentations des professeurs, des élèves et de l’institution. Il s’agit donc d’interroger les apports de l’ordinateur sur un plan didactique et pédagogique. Quelle place pour lui dans la classe ? En quoi l’ordinateur modifie-t-il le rapport de l’élève aux apprentissages ? L’ordinateur peut aussi modifier le lien de l’enseignant à sa pratique. Qu’apporte-il en matière d’écriture professionnelle ? En quoi influe-t-il sur l’identité professionnelle de l’enseignant ? L’entrée de l’ordinateur dans les classes pose enfin la question des nouveaux rapports qui peuvent s’instaurer entre l’école et les parents.

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Sommaire

44-13L’école et la lecture dans le contexte numérique / C. Vandendorpe  7


44-2Métamorphoses d’un texte / M.-M. Cauterman  21


44-3Pratiques familiales, pratiques scolaires : ruptures et connivences / F. Darras 17


44-1Que faire avec un ordinateur en classe de français ? / J.-F. Berthon  45


44-4… Car qu’y a-t-il, en fait, de meilleur et de pire que l’informatique ? / S. Suffys 45


44-5Résistance créative / S. Yavuz-Michieletto  55


44-6Aisance numérique et didactique du français / J.-F. Inisan  63


44-7Biographie d’un site Web avec classes de français / D. Fabé  69


44-14L’ordinateur dans la classe : un outil pour parler ensemble / C. Charlet  93


44-8Travailler le lexique avec l’ordinateur en classe de seconde / B. Lafourcade  109


44-9Monsieur, on peut aller sur Internet ? / F. Plichon  127


44-10Quelle classe-pupitre pour demain et pour quelles finalités ? / M. Tancrez  133


44-11Exploiter l’interactivité d’Internet avec les enseignants en formation dans la production de séquences didactiques / É. Falardeau, L.-P. Carrier  143


44-12Passages : vers une culture professionnelle du numérique/ J.-F. Inisan  163


44-15Des nouvelles du livre pour la jeunesse : journaux intimes (2) / É. Vlieghe  175

Éditorial

L’ordinateur et la classe de français. Voilà donc une façon apparemment fort simple de poser les choses : d’un côté la machine, de l’autre la classe. Une machine qui, lorsqu’elle est introduite – selon des modalités techniques diverses et des configurations plus ou moins heureuses – pose à l’enseignant la question cruciale du choix : utiliser ou non l’outil. Et surtout comment ? En effet, la question nous semble être bien là : quel intérêt d’intégrer l’ordinateur dans l’enseignement du français ? Que se joue-t-il dans la classe, lorsque cette nouvelle technologie est convoquée ? […]

 

N° 43 – ENJEUX DE L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS

La question des enjeux du français n’est pas nouvelle à Recherches, elle est au cœur de nos préoccupations depuis la naissance de la revue et oriente notre réflexion et nos propositions. Le numéro revient de manière explicite sur les problèmes professionnels posés par l’enseignement du français. C’est la définition même de la discipline qui est ici interrogée.  Elle pose bien sûr question à la didactique et à l’Institution. Elle fait aussi le lit de réactions conservatrices, qu’elles se retrouvent dans la presse ou, plus scandaleusement encore, dans des propositions parlementaires. Loin de la logique de ces discours réactionnaires, des enseignants témoignent de l’aspect composite, multiréférentiel de la discipline et/ou proposent des dispositifs qui mettent en jeu ses enjeux : au primaire, au collège, au lycée, à l’IUFM, mais aussi en prison.

La rédaction de recherches dédie ce numéro à Jean-François Halté, décédé le 7 décembre 2005.
Les apports décisifs de Jean-François Halté à la didactique du français, dont il était l’un des pionniers, avaient conduit la rédaction de
Recherches à lui demander un article pour le présent numéro sur les enjeux de l’enseignement du français. Il avait accepté d’y contribuer, mais la maladie l’en a empêché et sa mort survient au moment où ce numéro de Recherches est sous presse. Nous le lui dédions, en affectueux hommage.

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Sommaire

43-1 À quoi bon des professeurs de français en un temps de manque ? Ou de l’utilité sociale des professeurs de français / J. Deswarte  7


43-2Un Débat exemplaire / C. Coget  13


44-3 Les enjeux du français : questions pour la didactique / Y. Reuter  25


44-2Au commencement était le verbe… / P. Heems  39


62-13Marivaux dans le neuf-cube / M.-M. Cauterman, M. Habi  45


62-6Prof de français. Prof de Lettres, prof de lettres, prof de l’être / D. Gyre  79


62-4Lever l’implicite / C. Larat  89


62-1Lire, écrire, parler, le propre de qui ? Regards croisés sur un atelier d’écriture en classe de 4e / S. Suffys, C. Féliers  101


62-10Autour de quelques enjeux du français en lycée professionnel / M. Calonne  131


45-6Le décloisonnement : un enjeu de la discipline ? / B. Daunay  139


45-5Lecture et vérité / H. Vincent  151


45-3Le FLE derrière les barreaux / H. Mounib  165


46-1Attention ! Danger ! Non-francophone / F. Darras  173


47-13Les enjeux de l’enseignement du français : à quel prix ? / La rédaction  177


47-7Tu Zones à Rien, et alors ?! Professeurs de français SDF, sans classe et sans élèves / M. Constant  185


45-4Note de lecture / B. Daunay  205


47-8Des nouvelles du livre pour la jeunesse : contes détournés (2) / É. Vlieghe  209

Éditorial

Poser la question des enjeux de l’enseignement du français, à Recherches, c’est se donner le vertige. Nous savions déjà que le « comment enseigner » n’allait pas de soi, et nous l’interrogeons au fil des numéros, en montrant que les réponses ne sont pas pures techniques, mais toujours, en même temps, réflexion sur le sens et les valeurs. Poser la question des enjeux, c’est aborder les problèmes professionnels qui sont les nôtres par un autre bout. Ce que nous avons eu envie de nous demander c’est : « à quoi bon ? »
À quoi bon s’interroger, depuis des années, sur la manière de faire en sorte que les élèves, tous les élèves, apprennent cette discipline, le français ? […]

N° 42 – CLASSER

Les opérations de classement font partie des pratiques quotidiennes spontanées de l’enseignement du français. Il s’agit ici d’interroger ces classements proposés aux élèves comme objets de savoir et leurs dérives normatives. La notion de typologies de textes est-elle dépassée ? Quel statut scolaire accorder aux catégories grammaticales ? Quelles représentations ces habitudes de classements induisent-elles chez les élèves ?
Dès lors, c’est le classement comme activité heuristique qui sera au cœur des propositions didactiques et pédagogiques de ce numéro.  On y trouvera des propositions qui font écho à ces analyses pour classer les textes au collège et au lycée mais aussi pour classer la langue en primaire, au collège et en lycée professionnel.

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Sommaire

CLASSER LES TEXTES

La notion de typologie de textes en didactique du français : une notion « dépassée » ?  / J.-M. Adam  11


Classer des textes pour découvrir le romantisme en classe de seconde  / C. Mercier  25


Classements en genres et autres classifications textuelles  / N. Denizot  37


Range ta chambre !  / M.-M. Cauterman  63


Les tris de textes : vingt ans après  / C. Garcia-Debanc  75


CLASSER LA LANGUE

Les activités de classement dans le domaine grammatical : et si les erreurs de classement n’en étaient pas toujours ?  / G. Dal  93


Est-ce que le canard est un oiseau ?   / P. Heems  111


Enseigner la grammaire de la phrase en BEP ou Lautréamont et l’OULIPO au secours de l’expansion du groupe nominal  / C. Larat  119


Créer ses propres classements en construisant des vraies cases de rangements  / M. Bleuse  131


PROBLÈMES DU CLASSEMENT

Classer, organiser, ranger, trier…, et puis après ?  / S. Suffys  143


Classer la littérature au CDI  / N. Denizot  159


Des nouvelles du livre pour la jeunesse : pactes avec le diable (2)  / É. Vlieghe  185

Éditorial

Il y a les oiseaux (à côté, les mammifères ; encore à côté… : tracer colonnes). Il y a les mésanges (à côté… ; encore à côté… : tracer sous-colonnes dans première colonne. Sans oublier l’émeu). Il y a les mésanges bleues, les mésanges à longue queue… (liste à ouvrir dans première sous-colonne). Et les mésanges bleues selon qu’elles vivent dans le Nord de l’Europe ou le pourtour méditerranéen seront à distinguer. Mais s’il est vrai que la mésange mange perchée sur sa nourriture, tête en bas, qu’est-ce que c’est que ce moineau qui mange maintenant lui aussi la tête en bas, perchée sur cette boule de graisse et de graines dite « boule à mésanges » ? Est-il pour autant devenu mésange ? Vraisemblablement non. Mais il est sûrement resté oiseau.
Au début fut le nom. Nomen. […]

N° 41 – TRACES

Entre les traces écrites de l’enseignant et celles conservées et/ou produites par les élèves, quelles traces cognitives des apprentissages effectués ? Le numéro pose la question du statut de la trace de l’élève dans l’univers scolaire. Quelle place pour les traces écrites des élèves ? En quoi ces écrits portent-ils des traces de capacités cognitives ? Des propositions pour accorder à ces traces une véritable fonction dans les apprentissages en primaire, en UPI, au collège, au lycée, ainsi que dans le dialogue professeur-élève. Il s’agit aussi d’interroger le rituel de la trace écrite dans le cahier de l’élève, dans le manuel et au tableau. Enfin, le numéro s’intéresse aux traces des apprentissages dans les évaluations au collège et au lycée.

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Sommaire

45-6Et le petit rond rouge rencontra le grand rond noir au milieu des ronds verts  /  P. Heems  7


45-5Travail visible et invisible : la trace écrite au tableau  /  É. Nonnon  17


45-4Quelques traces…  /  M. Bleuse, D. Fabé, S. Suffys  31


45-3Des traces écrites pour ponctuer les temps forts du dialogue entre élèves et enseignante, pour mieux devenir élève, pour mieux devenir prof…  /  M. Bleuse  33


45-1Traces de sujets, de subjectivité, de présence. Un prof, des élèves, des heures passent, et puis ?  /  S. Suffys  39


45-2Sur les traces de Madame de Sévigné. Traces de lettrés et boîtes à lettres  /  D. Fabé  51


46-2De quoi les traces linguistiques sont-elles l’indice ?  /  I. Delcambre  67


46-1Quelle place pour les écrits des élèves ?  /  J.-M. Élias  73


47-10La prise de notes en TPE de Terminales L ou la misère de la plume  /  F. Kurzawski  77


46-5Ce qu’ils font et ce qu’ils en disent : analyses des procédures rédactionnelles d’élèves de seconde  /  F. Darras, I. Delcambre  85


48-6« Le porte-savoir ». Traces des apprentissages d’une année de troisième dans un sujet de brevet des collèges  /  M. Habi  121


48-5Traces d’apprentissage : que reste-t-il d’une séquence didactique ?  /  B. Daunay  141


48-4Tensions autour de la trace écrite  /  M. Calonne  171


48-3Les textes fondateurs en sixième : traces d’apprentissages dans les programmes et dans les manuels  /  N. Denizot  177


48-2Traces écrites d’élèves de cycle 2 : clarté cognitive et modalités d’entrée dans l’écrit  /  C. De Croos  197


48-1D’un album à l’autre  /  B. Liénard  213


49-8Découper, coller, expliquer. Autour de Stances à Marquise de Corneille  /  C. Larat  225


49-7Que nous apprennent les relations oral-écrit sur le statut de la trace écrite dans l’univers scolaire ?  /  I. Delcambre  233


49-1Des nouvelles du livre pour la jeunesse : découverte d’un auteur, Robert Cormier  /  É. Vlieghe  241

Éditorial

La trace : ce qu’on laisse de soi derrière soi, qui atteste de son passage, si ce n’est de son existence. À défaut d’être preuve de cette existence, elle symbolise qu’à un moment donné, il y a eu cette existence, peut-être révolue maintenant.
À l’école, comment être sûr de l’existence d’un savoir ? La seule certitude de l’enseignant c’est que ce jour-là, avec ces élèves-là, dans cette classe-là, il y a eu mise en scène de ce savoir. La trace que pose l’enseignant, dans le cahier de textes, dans le cahier de bord, le certifie ; ils sont les seuls témoins visibles, identifiables par tous, l’enseignant y compris, que « ça a été fait », « ça a été vu ». Ces traces sont le fondement d’une identité professionnelle ; elles sont la marque, l’empreinte de la chose enseignée. À défaut de pouvoir marquer l’élève on marque sur le cahier de textes, on le renseigne. […]

N° 40 – INNOVER

Née dans un contexte de rénovation (rénovation des collèges entre autres), la revue, qui fête ses 20 ans et n’est donc plus – pour une revue – toute neuve, se demande aujourd’hui, selon un paradoxe dont elle est coutumière, ce que peut vouloir dire la nouveauté. Lorsque l’institution veut intégrer, voire imposer l’innovation au cœur des programmes (cf. l’écriture d’invention introduite dans les programmes au lycée en 2000 et dont on peut interroger la réelle nouveauté) et non plus seulement encourager les démarches locales et militantes, innover n’a plus les mêmes sens que dans les années 80. C’est cette polysémie actuelle du mot innovation que déclinent les propositions et les interrogations individuelles et collectives de ce numéro : faire contre, faire à contre-pied ; mais aussi maintenant faire avec, faire du neuf avec du neuf – avec les injonctions paradoxales des programmes, avec les nouvelles technologies, etc. – faire du neuf avec du vieux – recycler en bricolant ce qui a déjà été fait mais pas comme ça, pas ici, pas maintenant – saisir toutes les opportunités, à l’école primaire, en UPI ou encore en formation initiale des enseignants, d’inventer pour les élèves des raisons d’être à l’école et pour l’enseignant de continuer chaque jour à enseigner.

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Sommaire

47-13L’innovation, épopée ou histoire ?  /  A. Barthélémy  9


48-11L’écriture d’invention, une pratique innovante ?  /  J.-A. Huynh  19


47-3Critiques interposées  /  C. Coget, A. Vignoble  53


47-1Je n’innove pas, je n’invente pas, je recycle : l’orthographe quand même…  /  M. Constant  71


47-4« Qui est in ? Qui est out ? »  /  M. Habi  105


47-6Insécurités masquées  /  C. Larat  113


48-10Comment impliquer les parents dans la scolarité de leur enfant ? Quelques actions  /  M.-P. Delacourt, N. Dusart, A. Scy, J. Wachowski  125


47-2À l’affut. Innovation, opportunité  /  B. Liénard  133


47-7Ces vieilles choses neuves de tous les jours  /  P. Heems  141


47-10La créativité didactique et pédagogique, huit professeurs « inventent », dix articles pour poser les pistes de travail d’une recherche-innovation en cours  /  M. Bleuse, C. Charlet, A. Decottignies, D. Fabé,  C. Féliers, D. Gyre, V. Louchart, S. Suffys  149


47-12Un groupe de recherche sur la créativité, l’inventivité professionnelle  /  S. Suffys  153


47-11Pourquoi j’invente…  /  D. Fabé  157


48-7Comment j’invente…  /  A. Decottignies  163



47-8Quid novi sub sole ? Nescio  /  C. Féliers  171


47-9Petite méthode pour devenir un professeur créatif (à l’usage des débutants)  /  D. Gyre  187


47-5« Le plaisir du traitement de texte » ou comment leur dire : « Et si on écrivait… »  /  C. Charlet  193


48-9Créativité et proximité avec la culture des élèves  /  M. Bleuse  201


48-8Aux « bases », nous opposerons les liens et la nécessité de savoir faire des liens…  /  S. Suffys  207


48-7S’inventer des conditions de travail  /  D. Gyre  219


45-2Un aperçu informel sur l’innovation et sur l’invention de pratiques singulières  /  C. Féliers  243


45-1Des nouvelles du livre pour la jeunesse : correspondances (2)  /  É. Vlieghe  249

Éditorial

1984-2004 : Recherches a vingt ans cette année ! Un numéro sur l’innovation est-ce bien raisonnable quand on a derrière soi de si longues années ? Pour une revue, l’âge, sans doute, est à doubler ou à tripler par rapport aux années d’une vie d’homme. Et nous avons probablement affaire à une Mémé-revue, du moins une revue adulte et mature… Si la naissance et les premières années de la revue s’inscrivent au cœur de la rénovation – rénovation des collèges, entre autres – ce numéro, précisément, est né d’un colloque interne où les membres de la rédaction ont pris position et finalement décidé que la revue poursuivrait sa vie de recherches, aidés en cela par tous ceux qui, lecteurs ou responsables institutionnels, ont refusé qu’elle disparaisse, en s’abonnant et en se réabonnant, ou en finançant des subventions. Qu’ils trouvent ici, dans ce numéro, une forme pédagogique et didactique de remerciement. […]

N° 39 – ÉCRITURE D’INVENTION

« L’écriture d’invention » fait son apparition dans les nouveaux programmes du lycée et devient sujet de baccalauréat. Avec ce numéro, consacré à l’écriture d’invention, Recherches poursuit son cycle d’exploration de ces injonctions institutionnelles qui font écho, de manière plus ou moins lointaine, à des principes qu’elle a elle-même défendus et interroge les discours des instructions officielles comme ceux de leurs promoteurs et de leurs adversaires, en tentant de voir ce qu’elle recoupe comme pratiques effectives, du lycée à la maternelle.  Sont aussi proposées des démarches et des réflexions où l’écriture d’invention puisse remplir les objectifs que lui assignaient les intentions des programmes ou encore ceux que l’on peut assigner à l’écriture – organiser sa pensée, construire ses savoirs, prendre du recul, des risques – dans les lieux divers où l’on écrit, à l’école bien sûr mais aussi en prison ou dans les ateliers d’écriture.

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Sommaire

61-12 L’écriture d’invention au bac : Yoann ou la « coupable brièveté »  /  C. Mercier  7


61-11Écrire un portrait d’écrivain en seconde : questions posées à une didactique de l’écriture d’invention  /  F. Le Goff  21


61-10L’écriture d’invention au collège et au lycée  /  M.-M. Cauterman, C. Coget, B. Daunay, N. Denizot, B. Vanderkelen  37


61-9Les discours sur l’écriture d’invention et les frontières de la discipline  /  B. Daunay  39


61-8La réaction fait sa révolution  /  C. Coget  69


61-7Les sujets d’écriture d’invention au collège et au lycée  /  M.-M. Cauterman  81


61-6Expérimenter le rôle de l’écriture d’invention dans l’apprentissage du discours indirect libre  /  N. Denizot  97


61-5Apprendre ou désapprendre à écrire ? Au secours Émile ! Ils reviennent en force les Kulturés  /  S. Suffys  127


61-4Mes errances à travers les ateliers d’écriture  /  F. Kurzawski  133


61-3Les paroles de personnages dans les récits des élèves de CM2  /  S. Deschildt  141


61-2Tiens-toi droite !  /  F. Leclerc du Sablon  175


61-1Écrire, oui, mais quoi ? Difficile de tout inventer, difficile de tout imaginer  /  M. Bleuse  183


54-15 Écrire dans les trous, écrire des petits bouts  /  G. Lebel  193


61-1La dictée à l’autre. Récit d’expérience menée en classe de quatrième  /  L. Gnoth  203


54-14Un journal intime collectif : le cahier de vie  /  P. Heems  213


54-13Il y a des consignes qui font changer d’avis  /  F. Roger-Ruyant  227


54-12Des nouvelles du livre pour la jeunesse : correspondances (1)  /  É. Vlieghe  243

Éditorial

Faire écrire les élèves, quel que soit leur âge et quel que soit leur niveau, est, pour  la rédaction de la revue Recherches, une pratique pédagogique essentielle et même un préalable à l’enseignement du français (cf. Recherches n° 23, Écrire d’abord, 1995). C’est dire si l’« écriture d’invention » des nouveaux programmes de lycée ne pouvait pas laisser indifférents les membres du comité de rédaction, même ceux pour qui les problématiques spécifiques au lycée ne sont pas familières. […]

N° 38 – ÉVALUATIONS ET EXAMENS

Des évaluations nationales en CE2, en 6e, en 5e, en 2nde qui viennent s’ajouter aux examens : d’où vient cette systématisation de l’évaluation au niveau institutionnel  et avec quels effets dans les classes ? Des articles qui tentent de cerner certaines impasses des formes institutionnelles d’évaluation du côté des enseignants – quand les cahiers d’évaluations ne sont pas exploitables, quand les résultats des évaluations nationales stigmatisent toujours les mêmes classes, des mêmes établissements – mais aussi du côté des élèves – de l’opacité, voire de la violence que représentent pour les élèves les évaluations nationales, les examens, voire l’évaluation en général. Qu’en faire ? des propositions de rémédiation à partir des évaluations nationales mais aussi l’élaboration d’autres évaluations adaptées à un public donné et ciblé – des enfants à risques de difficultés scolaires en maternelle, un élève primo-arrivant, etc. Quelques réflexions et propositions didactiques pour préparer les examens en français (brevet et baccalauréat), frontalement ou de biais.

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45-6Les évaluations en 6e : les difficultés de traduction d’une politique nationale  /  D. Chazal et R. Normand  9


45-5On a encore perdu aux évaluations  /  P. Heems  21


Q46-5uand les élèves disent non à l’évaluation  /  M. Bleuse  27


47-13Les élèves face à l’évaluation : de l’imprévisibilité à l’opacité  /  A. Barrère  43


É47-6lèves inévaluables  /  F. Darras  61


L47-5’évaluation en modes mineurs (Une réflexion sur les résultats aux tests d’évaluation de 6e et la « remise à niveau » proposée par l’institution)  /  S. Suffys  67


47-4Puis-je évaluer ?  /  M.-F. Desprez  93


R47-3apport d’étape d’une recherche action dépistage et suivi d’enfants à risques de difficultés scolaires dès trois ans 10 mois  /  D. Crunelle, A. Dubus, M-C. Dubus, G. Licour, M-F. Godon  105


47-9Comment construire une évaluation : histoire d’un bricolage  /  A. Decottignies  139


Q47-10uelques représentations de l’EAF chez des élèves de seconde  /  N. Denizot  149


47-11 Oui, mais le brevet ?  /  M.-M. Cauterman  153


P46-2roduire un parascolaire en seconde : un premier pas vers le bac  /  N. Denizot, C. Mercier  163


48-11Le commentaire et la dissertation dans Recherches / C. Coget  187


Des48-10 nouvelles du livre pour la jeunesse : utopies et totalitarisme  /  É. Vlieghe  213

Éditorial

L’évaluation de l’élève dans le système scolaire relève le plus souvent de la relation pédagogique entre l’élève et l’enseignant : dans une situation d’apprentissage, l’évaluation (qu’elle soit diagnostique, formatrice, sommative, pour s’en tenir à une trilogie entrée dans les usages terminologiques partagés par la communauté éducative) est une affaire entre l’apprenant et l’enseignant, qui ne cesse, implicitement ou explicitement, avec ou sans notation, au su ou à l’insu de l’élève, d’évaluer ce dernier. Mais l’évaluation est aussi le fait de l’institution, qui porte régulièrement un regard sur les élèves, en enlevant à l’enseignant tout ou partie de la maîtrise de l’évaluation, lors des examens ou des évaluations à l’entrée de certaines classes. […]

N° 37 – FRANÇAIS ET INTERDISCIPLINARITÉ

Des témoignages autour de l’apparition dans les programmes de nouvelles pratiques interdisciplinaires : travaux personnels encadrés, travaux croisés, itinéraires de découvertes mais aussi des pratiques interdisciplinaires sans injonction, qui viennent de la volonté individuelle des enseignants de faire rentrer dans leur classe de français un bout du monde extérieur, des gens du monde extérieur (des comédiens, des animatrices lecture de l’association Alentour…), des évènements, des sujets de réflexion contemporains (les inondations en Algérie, le clonage…).

Le numéro est en vente sur notre site. Les articles sont téléchargeables sur cette page.

Sommaire

49-17

Interdisciplinarité, vers une « ouverture » de la discipline français ? Quelques notes de lecture et d’écriture pour poser une problématique /  Séverine Suffys 9


49-16 Discours d’élèves de 1re scientifique et de 1re littéraire à propos de leurs pratiques d’écriture en français et en mathématiques /  Nathalie Constant-Berthe 23


J49-15e ne sais pas ce que je fais ou l’interdisciplinarité ne pose problème que lorsqu’on sait quelle discipline on enseigne  /  Patrice Heems 43


Q49-14uand le monde s’invite soudain dans la classe de français  /  Fabienne Roelens 49


49-13Quand les élèves sollicitent l’interdisciplinarité  /  Magali Bleuse 65


49-12Mesdames, messieurs les députés, je vous ai réunis en ce jour pour débattre sur le sujet du clonage  /  Clémence Coget 75


L49-11a description de paysage en français et en géographie: rapports à l’écriture et construction des savoirs  /  Arielle Noyère 97


L49-10es TPE… et moi  /  Nathalie Blaise 119


49-9Alentour du cours de français  /  Delphine Gyre 125


T49-8ravaillons ensemble – Récit d’une expérience de travaux croisés en classe de quatrième  /  Sabine Calonne 143


49-7Les géants  /  Marie Ternoy 159


D49-6es nouvelles du livre pour la jeunesse : l’internet  /  Élizabeth Vlieghe 191

Éditorial

[…] Il ne s’agit pas d’aborder de nouveau le problème du « français bien commun » (titre du numéro 2 de Recherches), qui a pu passer soit pour une tentative hégémonique du « français » à couvrir toutes les disciplines (lecture et/ou écriture d’une consigne en mathématiques, d’un mode d’emploi en technologie, d’un texte explicatif en sciences de la vie et de la terre…) soit pour un risque d’instrumentation du « français » par les autres disciplines (demandeuses de travaux de remédiation en orthographe, en lecture, en graphie…). La question qui se pose ici est de savoir comment résoudre les difficultés rencontrées dans la tension entre le « disciplinaire » et le « transversal », en abordant le problème du côté des enseignant-e-s plus que de la discipline elle-même. […]

N° 36 – DIFFICULTÉS DE LECTEURS

Quelles réalités se cachent derrière le trop fameux « ils ne savent pas lire » ? À la différence du n° 17, ce numéro est davantage centré sur l’apprenant et il est serti de multiples portraits de non-lecteurs mais aussi de lecteurs, pour essayer de mieux cerner la diversité des modes d’appropriation de l’écrit et des conditions qui rendent cette appropriation possible, parmi lesquelles la peur d’apprendre et le rôle de la médiation culturelle. Diversité également des publics évoqués puisque les difficultés ou les horizons de lecture présentés sont, entre autres, celles d’élèves d’école primaire, de 6e en REP, de BTS en chaudronnerie, d’un étudiant en faculté de lettres ou de détenus de la prison de Loos. Des activités qui cherchent, modestement mais résolument, à inventer pour s’adapter à ces diversités.

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Sommaire

43-2 Je fais comme s’ils savaient lire  /  M.-M. Cauterman 9


43-1Je fais comme s’ils ne savaient pas lire  /  D. Fabé 23


44-15Les difficultés de lecture au collège: quelques interrogations  /  B. Daunay 51


44-14Difficultés scolaires en 6e de REP: identification et remédiations  /  D. Crunelle, C. Damarey, L. Plancq 73


44-12Mathieu ou le ROC imperméable : lecture en BTS  /  C. Coget 91


44-13 Diminuer la peur d’apprendre: le rôle de la médiation culturelle  /  S. Boimare 109


44-11Lecture, Culture et / ou la vraie vie. Lire ou vivre des livres. Vive la lecture / vivre la lecture  /  S. Suffys 119


44-10Un peu de temps  /  F. Leclerc du Sablon 139


44-9Ne sait pas lire ! Félicitations  /  P. Heems 159


44-5Mes lecteurs de troisième d’insertion  /  L. Godbille 167


44-8Lire au petit se né pas super, c’est manifique !  /  M. Cousin, F. Gagneuil 179


44-6Des histoires de malentendus  /  F. Darras, M.-F. Desprez 191


44-7Des nouvelles du livre pour la jeunesse : Le clonage  /  É. Vlieghe 201

Éditorial

Le présent numéro évoque les difficultés de lecteurs. Difficultés de lecteurs et non pas difficultés de lecture : pourquoi cette nuance ? Simplement pour concentrer notre attention sur l’apprenant. Mais ce n’est pas parce que nous évoquons ici ces élèves (qu’ils soient à l’école, au collège ou au lycée) pour qui la lecture peut poser problème et qui donc nous posent problème à nous, enseignants, que l’intégralité des articles sera consacrée aux non-lecteurs. À la différence du numéro 17 de la revue, clairement orienté, celui-là, vers l’enseignement spécialisé et la pédagogie du soutien, les élèves dont nous parlons ici ne sont pas forcément des élèves en grande difficulté et certains sont même réputés bons élèves. L’objet de ce numéro de Recherches n’est donc pas l’illettrisme. Cela ne veut pas dire pour autant que nous nions l’existence d’élèves en très grande difficulté voire totalement non-lecteurs au sein du système scolaire.
Cependant l’existence de ces élèves ne doit pas occulter celle de tous les autres. Ceux qui sont trop souvent rapidement catalogués comme ne sachant pas lire parce qu’ils nous posent des problèmes d’enseignement et qui pourtant maitrisent de réelles compétences de lecteur.
Posons plutôt que les lecteurs en difficultés sont des personnes et que chacun d’entre eux est un cas particulier qu’il n’est pas opportun de noyer dans un discours globalisant. Le trop fameux « c’est affreux, ils ne savent pas lire ! » […]

 

n° 35 – HÉTÉROGÉNÉITÉ

Qu’entend-on par hétérogénéité en maternelle, au CP, au collège ou au lycée ? Que peut apporter la rencontre entre une classe de 6e et une institutrice spécialisée messagère de sa classe d’IEM, entre deux classes d’un même collège, entre une école primaire et des enfants autistes ? Comment rend-on une classe homogène quand une classe dite « hétérogène » est une classe où les élèves ont du mal à vivre ensemble ? Des idées pour que le travail de groupes soit un outil d’apprentissage mais aussi un lieu où se travaille la relation à l’autre et à soi-même (ses difficultés mais aussi ses projets).

Ce numéro est en vente sur notre site. Les articles sont téléchargeables sur cette page.

Sommaire

49-15 Ils sont insupportables !  /  M.-F. Desprez 7


C49-14es enfants-ci, ces enfants-là… : du côte de la différence repérée comme telle ; du côté des différences banalisées et multipliées  /  S. Suffys, A. Delreux 17


49-13La prof et l’élève  /  J. Warlop, M-M. Cauterman 49


49-12Hétérogénéité, autonomie, … blablabla ?  /  C. Coget 53


S49-11ilence! On se parle  /  F. Bertot 71


L’h49-10étérogénéité au service du travail de groupe  /  M. Bleuse 81


49-9Ce n’est pas la question  /  B. Liénard 93


I49-8ndices d’hétérogénéité dans une démarche d’écriture en projet  /  F. Ruellan 99

L49-7a classe de l’autre  /  M. Habi 137


A49-6u secours, on a perdu la classe de 4e A…  /  M. Constant 147


L’49-5aide individualisée en seconde  /  N. Denizot, C. Mercier 163


L49-4e carnaval des copies ou de l’évaluation scolaire à la socialisation du savoir  /  Y. Debuys 177


49-3  Enfants tout venant – enfants handicapés: Travailler ensemble  /  N. Deroubaix 205


M49-2a classe de seconde C : des exclus de l’intérieur  /  S. Naudin 217


De49-1s nouvelles du livre pour la jeunesse : Le vampire (2)  /  É. Vlieghe 229

Éditorial

Posons comme principe qu’il n’est nullement question dans ce numéro de Recherches de remettre en cause la nécessité de l’hétérogénéité au sein des classes et des établissements. Bien au contraire, et pour des raisons évidentes à quiconque s’est un peu intéressé au problème. On peut rappeler brièvement l’échec et le caractère le plus souvent explosif des classes ghettos (CLAD fermée, seconde Z ou quatrième passerelle), il nous semble important de mentionner aussi que le respect que nous portons aux élèves nous empêche de les étiqueter trop facilement comme « bons » ou « nuls », sans oublier que l’hétérogénéité est dans la loi et dans les textes officiels… Mais surtout, même si cette raison parait à priori « ronflante » et fort « politiquement correcte », parce que l’apprentissage de la différence fait partie de l’éducation et que l’hétérogénéité, c’est aussi l’apprentissage de la citoyenneté. On peut même ajouter que plus l’hétérogénéité est grande, plus c’est formateur : des tentatives de rencontres ou d’intégration d’élèves handicapés auprès d’élèves « normaux » montrent que ces derniers ont beaucoup appris de ces expériences. […]