N° 26 – LANGUE

Comment « faire de la grammaire  » si l’on prend en compte le rapport (social) des élèves (et des professeurs) à la langue ? Peut-on enseigner en ignorant la diversité des usages linguistiques ? Propositions didactiques école/collège. Réflexions sur les nouveaux programmes de 6e.

 

 

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Sommaire

Table ronde à Recherches 9


La langue : de quoi en perdre son français / C.Vargas 17


Et si maitriser la langue, c’était d’abord l’apprivoiser ?/ I. Lempens 33


Histoire de mots / C. Évrard 55


Travailler sur les prépositions au collège : l’exemple de PENDANT / D. Leeman 75


Entre coupeur de mots et tailleur de sens, sur le fil du rasoir, l’enseignant de grammaire / D. Fabé, S. Suffys 93


Production d’écrits et réflexion sur la langue. Quelques démarches sur les temps verbaux / M.-M. Cauterman, B. Daunay 111


L’emploi des temps du verbe dans l’apprentissage de l’écriture de récits historiques / J. Dolz 133


Le rôle de l’autre dans les procédures métagraphiques / J. David, J.-P. Jaffré 155


Quand « bouteille » s’écrit avec un « f ». Quelques réflexions à propos des référents de lecture au CP / P. Heems 169


Touche pas à mon texte! Quels écrits de référence en grammaire ? / F. Calame 177


Difficulté de maitrise du langage ou dyslexie / P. Heems, M.-F. Desprez, I. Lempens 201


Mais qu’est-ce qu’une phrase ? / F. Darras, M.-M. Cauterman 209


L’amour des trois grammaires / I. Delcambre 221


Des nouvelles du livre pour la jeunesse : découverte d’un auteur, Gudule / É. Vlieghe 239

Éditorial

Le titre ne pouvait être GRAMMAIRE.
Pourtant le numéro 15 de RECHERCHES s’intitulait GRAMMAIRE-ORTHOGRAPHE. C’était il y a 6 ans. Le projet était alors d’explorer l’objet d’enseignement traditionnellement constitué derrière cet intitulé. Or, quels que soient ses avatars, le terme GRAMMAIRE continue à trop évoquer règles, analyses, prescriptions et interdits.
Choisir pour titre de ce numéro 26, LANGUE, présente le risque de laisser croire en l’existence d’un objet linguistique, unique et unifié, clairement identifiable par ses normes ou du moins, ses régularités. Mais la problématique posée dans les pages qui suivent ne se veut en aucun cas description d’un système linguistique ou de phénomènes linguistiques qui se définiraient indépendamment ou à côté des locuteurs, et qui seraient objets à enseigner. Tout au long de cette livraison, est plutôt formulée l’hypothèse de l’émergence de ce que l’on pourrait appeler la conscience linguistique du sujet parlant (ou écrivant, ou lisant) […]