N° 46 – LITTÉRATURE

C’est loin des polémiques que le numéro envisage la littérature comme objet d’enseignement. Il s’agit dès lors d’interroger les enjeux et les modalités de la construction du sens. Quelle relation se construit entre l’élève et le livre et comment se construit-elle ? Quels dispositifs d’apprentissage mettre en place pour une pédagogie de la réception littéraire qui tienne compte de l’étrangeté de cet objet pour les élèves ? En quoi l’intertextualité peut-elle favoriser cette réception ? Quelle place pour l’écriture d’invention dans l’approche de l’œuvre littéraire ?

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Sommaire

46-1 De quelques expériences en littérature au collège  /  S. Suffys  7


46-2Couts et contrecoups d’une institutionnalisation  /  F. Quet  33


46-3Le canapé et l’étagère  /  P. Heems  45


46-4La Fontaine en sixième  /  M.-M. Cauterman, F. Darras, M.-P. Vanseveren  53


46-5Le pluriel des réceptions effectives  /  J.-L. Dufays  71


L46-6a médiation par le livre en orthophonie  /  C. Hourdequin  91


V46-7ariations autour du Bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon  /  C. Mercier  109


E46-8ntrer en lecture de L’Odyssée en sixième  /  C. Charlet  125


É46-9crit palimpseste et brouillon de lecture  /  F. Le Goff  135


46-10Du débat interprétatif à l’école ?  /  A. Dias-Chiaruttini  151


C47-13orneille avait raison ! On peut choisir sans exclure…  /  J.-L. Tilleuil  167


47-12 Candide ? Un vrai télétubbie !  /  C. Larat  183


47-11Résistance de l’œuvre et intertextualité  /  C. Donadille  195


L47-10’Oiseau livre : une exposition évolutive  /  A. Dewez, A. Petit, C. Mercier  205


47-9Des nouvelles du livre pour la jeunesse : journaux intimes (4)  /  É. Vlieghe  217

Éditorial

Autrefois était l’objet littéraire. Posés scolairement comme une évidence, les textes étaient littéraires parce qu’ils étaient travaillés, étudiés, scolarisés comme tels. La littérature, c’est ce qui s’enseigne, disait Roland Barthes1.
Ces temps sont lointains : à côté du texte littéraire ont émergé, dans les années 1980, à l’école et au collège, de nouvelles catégories aux contours flous, les textes non-littéraires, les écrits dits fonctionnels comme la recette ou le programme TV. Ces nouveaux objets à enseigner trouvaient leur légitimité dans l’élitisme supposé de l’objet littéraire : la littérature était perçue comme machine à sélectionner les élèves, forcément inégaux sur la ligne de départ face à une culture littéraire dont ils étaient ou non les héritiers. […]