N° 59 – RÉCITS

Les récits sont partout à l’école, et ce bien au-delà de la discipline « français », tout en résistant aux définitions : qu’il soit au singulier ou au pluriel, les contours scolaires de l’objet restent flous et même fluctuent. Ce numéro de Recherches part donc d’une définition minimale : faire un récit, c’est raconter une histoire, à l’écrit, à l’oral voire en images. Et il explore quelques implications didactiques, à plusieurs niveaux scolaires et en formation d’enseignants, qu’il s’agisse de développer la connaissance des récits ou d’apprendre par des récits. En essayant de ne jamais oublier, dans les démarches proposées ni les analyses envisagées, qu’il y a aussi du plaisir à inventer ou entendre des récits.

Ce numéro est disponible aux Presses Universitaires du Septentrion. Les articles sont téléchargeables sur cette page.

Sommaire

59-1Écrire des récits pour interroger la notion de récit / C. Charlet­ 7


59-2Du récit d’expérience au récit de fiction : un exemple d’activité narrative dans une classe de petite et moyenne section de maternelle / V. Boiron 19


59-3L’angoisse du conteur au moment du récit / P. Heems 37


59-4Lire des histoires ou comprendre des textes ? Le(s) récit(s) enseigné(s) au fil des cycles / C. Ronveaux, A. Soussi 45


59-5« Et maintenant on va où ? – Vers le récit cinématographique » / M. Habi 59


59-6Raconte-moi comment tu réfléchis.  Quand le prof de français s’invite en cours de mathématiques / S. Michieletto 77


59-7Quel rôle joue la notion de récit pour construire des compétences de lecture écriture en seconde ? / C. Charlot 93


59-8Apprendre le récit au collège / J.-F. Inisan 113


59-9Les ailes du récit / B. Daunay, M. Lusetti 135


59-10Des nouvelles du livre pour la jeunesse : vivre en Chine / É. Vlieghe 173

Éditorial

Il y a fort longtemps déjà, la revue Recherches avait consacré un numéro au « Récit ». Le titre était alors au singulier : le récit se posait comme une notion omniprésente à l’école mais très peu interrogée. Avec assurance, la revue s’était emparée de ce qui paraissait alors un objet disciplinaire traditionnel, comme naturel, avec l’idée qu’il était possible d’en préciser la définition, d’en affiner la formalisation, d’en améliorer l’enseignement. Et pourtant, les contours de cet objet scolaire restaient malgré tout assez flous, le mot récit rassemblant, au fond, tout ce qui pouvait se raconter, à l’écrit ou à l’oral, mais assez nettement du côté du fictionnel. […]