{"id":8050,"date":"2022-08-18T11:15:01","date_gmt":"2022-08-18T09:15:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=8050"},"modified":"2022-08-31T15:45:46","modified_gmt":"2022-08-31T13:45:46","slug":"les-coups-de-coeur-delizabeth-vlieghe-printemps-ete-2018-2-2-2-3-2-2-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=8050","title":{"rendered":"Les coups de c\u0153ur d\u2019\u00c9lizabeth Vlieghe \u2013 2022"},"content":{"rendered":"<ul>\n<li><a href=\"#docu22\">Coups de c\u0153ur documentaires<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#fic22\">Coups de c\u0153ur fictions<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#nouve22\">Nouveaut\u00e9s en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9ditions et de collections<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#rezoe22\">Des nouvelles des r\u00e9seaux d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9s<\/a> : <a href=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Reseau-exils-migrations.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Exils et migrations<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#reedie22\">Parutions au format poche et r\u00e9\u00e9ditions<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"docu22\">DOCUMENTAIRES<\/h2>\n<h3><em><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-8154\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/petit-mais-ecolo-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"160\" height=\"160\" srcset=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/petit-mais-ecolo-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/petit-mais-ecolo.jpg 346w\" sizes=\"(max-width: 160px) 100vw, 160px\" \/><\/em><strong><em>Petit mais \u00e9colo !<\/em>, Justine de Lagausie et Aur\u00e9lie Guillery, \u00ab Mes imagiers tout carr\u00e9s \u00bb, Casterman, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p>30 gestes quotidiens extr\u00eamement faciles \u00e0 mettre en \u0153uvre d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge afin de ne pas gaspiller les ressources ni polluer, histoire de prendre de bonnes habitudes. Format tr\u00e8s maniable, pages en carton \u00e9pais, illustrations explicites pour les plus petits \u00e0 qui on fera la lecture mais qui pourront \u00e9galement deviner de quel geste il est question.<\/p>\n<h3><strong><em>Consommation\u00a0: le guide de l\u2019anti-manipulation en BD<\/em>, Guillemette Faure et Adrienne Barman, Casterman, 2020.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8164 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/consommation-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Le titre annonce la couleur\u00a0: voil\u00e0 un ouvrage qui devrait permettre \u00e0 tous de d\u00e9penser moins d\u2019argent ou, en tout cas, de ne plus se laisser pi\u00e9ger par les \u00ab\u00a0bonnes affaires\u00a0\u00bb\u00a0! Anna, C\u00e9sar, Sammy et Simone participent \u00e0 un vide-grenier afin de vendre les jouets dont ils ne veulent plus. \u00c0 cette occasion, M. Ristourne, le propri\u00e9taire du bazar \u00ab\u00a0L\u2019indispensable superflu\u00a0\u00bb, va leur d\u00e9voiler tous les dessous de la consommation de masse, l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 des publicitaires au service des marques, bref, leur d\u00e9crire toutes les manipulations mises en \u0153uvre afin de faire acheter toujours plus. Gr\u00e2ce aux 22 astuces destin\u00e9es \u00e0 rester vigilants, nos jeunes amis et les lecteurs deviendront, esp\u00e9rons-le, des consommateurs avertis, donc moins na\u00effs, et surtout responsables\u00a0! Une bande dessin\u00e9e \u00e0 mettre entre toutes les mains d\u00e8s la fin de l\u2019\u00e9cole \u00e9l\u00e9mentaire et qui restera d\u2019actualit\u00e9 bien plus tard\u2026<\/p>\n<h3><strong><em>L\u2019\u00c9conomie en BD<\/em>, J\u00e9zabel Couppey-Soubeyran et Auriane Bui, Casterman, 2020.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8151 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/leconomie-en-BD-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Juliette, la m\u00e8re de Zo\u00e9, est au ch\u00f4mage depuis un an, car la banque o\u00f9 elle travaillait a fait l\u2019objet de \u00ab restructurations \u00bb\u2026 La coll\u00e9gienne de 12 ans voudrait l&rsquo;aider, ce qui va l\u2019amener \u00e0 dialoguer avec sa voisine, Madame Robinson, professeur d\u2019\u00e9conomie \u00e0 la retraite, ainsi qu\u2019avec ses copains, d\u2019origines sociales et g\u00e9ographiques diverses. \u00c0 travers de multiples sayn\u00e8tes tr\u00e8s concr\u00e8tes de la vie quotidienne, de nombreux aspects de l\u2019\u00e9conomie sont ainsi abord\u00e9s, le plus simplement possible, m\u00eame si certains th\u00e8mes restent complexes (PIB, march\u00e9s financiers, monnaies, mondialisation, loi du march\u00e9\u2026 ). Zo\u00e9 mesure mieux ce que sont les in\u00e9galit\u00e9s, d\u2019o\u00f9 elles proviennent et \u00e0 quel point lutter pour les r\u00e9duire n\u2019est pas gagn\u00e9 ; elle et ses amis comprennent qu\u2019ils sont des acteurs \u00e9conomiques et qu\u2019il est important de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l\u2019avenir de notre plan\u00e8te. Une bande dessin\u00e9e claire et dynamique qui, malgr\u00e9 l\u2019aspect didactique li\u00e9 aux notions abord\u00e9es (glossaire tr\u00e8s utile en fin d\u2019ouvrage), laisse cependant place \u00e0 l\u2019humour et \u00e0 l\u2019optimisme.<\/p>\n<h3><strong><em>Speak up ! Utilise ta voix pour changer le monde<\/em>, Laura Coryton, traduit de l\u2019anglais par Faustina Fiore, Flammarion Jeunesse, 2020.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8161 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/speak-uo-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Comme l\u2019indique le titre, l\u2019ouvrage se veut un guide pratique pour aider les jeunes filles \u00e0 oser prendre la parole afin de d\u00e9fendre les causes qui leur sont ch\u00e8res. Militante f\u00e9ministe, l\u2019autrice (qui est entre autres connue pour avoir lanc\u00e9 avec succ\u00e8s une p\u00e9tition destin\u00e9e \u00e0 r\u00e9duire la \u00ab\u00a0Tampon tax\u00a0\u00bb) s\u2019appuie sur son exp\u00e9rience pour d\u00e9livrer pas \u00e0 pas ses conseils et astuces, sans n\u00e9gliger d\u2019\u00e9voquer les \u00e9checs et la mani\u00e8re de les surmonter. Elle insiste \u00e9galement, \u00e0 juste titre, sur l\u2019importance de l\u2019estime de soi. Maquette moderne et a\u00e9r\u00e9e qui joue sur les polices de caract\u00e8res ou l\u2019alternance du noir et jaune, sans compter quelques illustrations stylis\u00e9es. En fin d\u2019ouvrage, index tr\u00e8s utile des th\u00e8mes ou mots-cl\u00e9s \u00e9voqu\u00e9s. Un titre qui devrait trouver sa place dans les CDI et lecture recommand\u00e9e aux gar\u00e7ons\u00a0!<\/p>\n<h3><strong><em>Tout sur les r\u00e8gles<\/em>, Anne Roy\/Mademoiselle Caroline, Flammarion jeunesse, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8162 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/tout-sur-les-regles-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>S\u2019appuyant sur sa pratique quotidienne, l\u2019autrice, sage-femme, a con\u00e7u un guide accessible et ludique autour d\u2019un sujet demeurant largement tabou, alors qu\u2019il concerne la moiti\u00e9 de la population. Toutes les questions que chacun, fille ou gar\u00e7on, se pose, sont abord\u00e9es dans un langage simple, compl\u00e9t\u00e9 par des sch\u00e9mas pr\u00e9cis et des illustrations humoristiques de style BD\u00a0: un groupe d\u2019adolescentes d\u2019aujourd\u2019hui accompagne les lecteurs tout au long de l\u2019ouvrage afin d\u2019aborder \u00ab\u00a0Tout sur les r\u00e8gles\u00a0\u00bb en cinq grandes parties et 41 questions tant techniques que pratiques ou m\u00e9dicales. Une parution salutaire qui comble un grand vide\u00a0!<\/p>\n<h3><strong><em>H\u00e9ros. 40 personnages de roman<\/em>, Patricia et Jean-Philippe Arrou-Vignod\/Andrew Lyons, BAM\u00a0!, Gallimard Jeunesse, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8168 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/heros-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Forc\u00e9ment subjective, cette s\u00e9lection de h\u00e9ros litt\u00e9raires, dont on pourra d\u00e9plorer qu\u2019elle ne comporte qu\u2019un quart d\u2019h\u00e9ro\u00efnes, aura au moins le m\u00e9rite de raviver le souvenir \u2013 ou de faire d\u00e9couvrir \u2013 des figures imaginaires fortes. Qu\u2019ils appartiennent \u00e0 la litt\u00e9rature destin\u00e9e aux adultes (du moins \u00e0 l\u2019origine) ou \u00e0 la jeunesse, tous ces personnages, devenus si c\u00e9l\u00e8bres qu\u2019on les croirait vivants, sont de v\u00e9ritables ami\u00b7e\u00b7s qui aident \u00e0 grandir, soutiennent et font rire, s\u2019\u00e9mouvoir ou r\u00eaver\u00a0: ils sont pr\u00e9sent\u00e9s dans ce qu\u2019ils ont de plus caract\u00e9ristique.<\/p>\n<h3><strong><em>Femmes au fil du temps<\/em>, Katarzyna Radziwitt\/Joanna Czapiewska, traduit du polonais par Martina Polek, Helvetiq, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8167 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/femme-au-fil-du-temps-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Suivant un ordre chronologique allant de 10 000 ans avant notre \u00e8re \u00e0 nos jours, ce grand album retrace, tant par le texte que par les illustrations, la vie quotidienne de femmes ordinaires, diff\u00e9rente selon leur condition sociale. Le lecteur constatera que l\u2019\u00e9volution de leurs droits et devoirs n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 forc\u00e9ment lin\u00e9aire\u00a0: ainsi les femmes \u00e9gyptiennes, au moins celles des milieux ais\u00e9s, occupaient des fonctions prestigieuses et d\u00e9cidaient seules de leur avenir\u00a0; dans la Gr\u00e8ce antique, leur destin \u00e9tait diff\u00e9rent selon la Cit\u00e9-\u00c9tat dans laquelle elles vivaient\u00a0: mieux valait pour elles vivre \u00e0 Sparte ou \u00e0 Th\u00e9os qu\u2019\u00e0 Ath\u00e8nes ou sur l\u2019\u00eele de Thasos\u2026 Quant \u00e0 la premi\u00e8re manifestation f\u00e9ministe, elle eut lieu en 216 avant notre \u00e8re, \u00e0 l\u2019initiative de Romaines qui voulaient r\u00e9cup\u00e9rer des biens qu\u2019on leur avait confisqu\u00e9s pour financer la guerre. On sait qu\u2019au cours des si\u00e8cles, de nombreux droits leur furent d\u00e9ni\u00e9s, que leur conqu\u00eate ou reconqu\u00eate, \u00e9voqu\u00e9e dans les derniers chapitres, est r\u00e9cente, mais encore fragile et incompl\u00e8te, ce qui aurait pu \u00eatre davantage soulign\u00e9, notamment en ce qui concerne de nombreux pays.<\/p>\n<h2 id=\"fic22\">FICTIONS<\/h2>\n<h3><strong><em>La Princesse qui pue qui p\u00e8te et le Prince pas tr\u00e8s charmant<\/em>, Marie Tibi, illustrations de Thierry Manes, Casterminouche, Casterman, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8170 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/la-princesse-qui-pue-et-qui-pete...-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Le titre laisse peu de doutes sur les qualit\u00e9s respectives de la princesse Castille de Bonaloi et du prince Gontran de Pacotille. La premi\u00e8re (dont les lecteurs ont pu faire la connaissance dans un premier opus <strong><em>La princesse qui pue qui p\u00e8te <\/em>(2020)<\/strong> a du caract\u00e8re et en remontrerait aux f\u00e9ministes les plus radicales. Le second est un pleutre, imbu de sa personne, persuad\u00e9 qu\u2019une \u00e9pouse digne de ce nom doit passer son temps \u00e0 broder\u2026 Castille n\u2019en veut point pour mari, lui pr\u00e9f\u00e9rant son ami Armand dont elle partage les jeux et le travail \u00e0 la ferme, quitte \u00e0 oublier son rang et \u00e0 en revenir peu pr\u00e9sentable. Il sera son prince, avec l\u2019accord de la reine Guillemette et du roi Clotaire, car ces derniers souhaitent simplement le bonheur de leur fille. Un texte et des illustrations humoristiques, qui balaient vigoureusement les st\u00e9r\u00e9otypes de genre.<\/p>\n<h3><strong><em>Princesse Pimprenelle se marie<\/em>, Brigitte Minne et Trui Chielens, Cot Cot \u00c9ditions, 2020.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8155 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/princesse-pimprenelle-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Il est temps pour la princesse Pimprenelle de choisir un pr\u00e9tendant parmi tous ceux paradant sur leur cheval blanc. Mais aucun ne trouve gr\u00e2ce \u00e0 ses yeux : elle pr\u00e9f\u00e9rerait choisir un cheval ! Soudain, c\u2019est le coup de foudre pour la princesse Ali\u00e9nor chevauchant son beau destrier noir. Elles deviennent ins\u00e9parables, partageant gouts et valeurs ; Pimprenelle accepte alors la demande en mariage d\u2019Ali\u00e9nor, ce qui suscite indignation et paroles cruelles \u00e0 la cour. Apr\u00e8s avoir consult\u00e9 la docte Sophie, ses parents, se rem\u00e9morant leur propres sentiments r\u00e9ciproques, reconnaissent que seul l\u2019amour compte. \u00ab Elles s\u2019aiment, c\u2019est l\u2019essentiel \u00bb : l\u2019adage fait le tour du royaume, finissant par convaincre les plus intol\u00e9rants. Le conte s\u2019ach\u00e8ve sur la phrase rituelle, ce qui justifie ensuite une explication sur la mani\u00e8re dont les deux princesses auront un b\u00e9b\u00e9\u2026 Un album engag\u00e9 dont les illustrations impertinentes aux traits enfantins font parfois songer \u00e0 Picasso ou aux peintres cubistes.<\/p>\n<h3><strong><em>Elle sera toujours l\u00e0<\/em>, Thierry Lenain\/Manon Gauthier, D\u2019eux, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-8165 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/elle-sera-toujours-la.jpg\" alt=\"\" width=\"175\" height=\"217\" srcset=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/elle-sera-toujours-la.jpg 500w, https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/elle-sera-toujours-la-300x371.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 175px) 100vw, 175px\" \/>Publi\u00e9 en 2016 au Canada, ce superbe album est enfin disponible en France. Quelques phrases b\u00e2ties selon une structure r\u00e9p\u00e9titive (\u00ab Pour me\u2026, elle \u00e9tait l\u00e0 \u00bb), magnifiquement illustr\u00e9es ou compl\u00e9t\u00e9es par les collages d\u00e9licats de l\u2019illustratrice, rendent compte de la pr\u00e9sence et de l\u2019amour maternels qui perdurent au-del\u00e0 du temps et de l\u2019absence. Car rupture et deuil, il y a eu ou il y aura, comme les derni\u00e8res pages le sugg\u00e8rent, tant par le texte que les images. Par une subtile inversion, c\u2019est d\u00e9sormais le c\u0153ur de l\u2019enfant devenu (plus) grand qui abrite symboliquement celle qui l\u2019a port\u00e9 dans son ventre. Un album qui prouve simplement, mais de fa\u00e7on sensible et subtile, que l\u2019on peut aborder la mort et le deuil d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge.<\/p>\n<h3>\u00a0<strong><em>Nino<\/em>, Anne Brouillard, Les \u00e9ditions des \u00e9l\u00e9phants, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-8153 size-thumbnail\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/NINO-e1660811583628-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Simon dormait dans sa poussette, ses parents admiraient les arbres de la for\u00eat\u00a0: personne n\u2019a vu tomber le doudou Nino\u2026 sauf Lapin qui l\u2019accueille dans son terrier. Puis c\u2019est au tour d\u2019\u00c9cureuil ou des m\u00e9sanges noires de l\u2019inviter \u00e0 les suivre. Tout \u00e0 coup, la nuit tombe\u00a0: Nino est perdu, il s\u2019inqui\u00e8te. Mais Renard veille et l\u2019emm\u00e8ne \u00e0 la rencontre des autres animaux de la for\u00eat avant de le reconduire \u00e0 l\u2019aube chez Lapin. Nino dort profond\u00e9ment jusqu\u2019au cr\u00e9puscule suivant qui lui fera retrouver son humain pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. Autrice-illustratrice qui n\u2019est plus \u00e0 pr\u00e9senter, Anne Brouillard propose un album dont les illustrations (encres et aquarelles) aux couleurs sombres et chatoyantes parlent le plus souvent d\u2019elles-m\u00eames, sous forme de petites ou grandes vignettes, en pleine page, voire en double page, telles celles magnifiques de Nino contemplant son village sans reconnaitre sa maison, chevauchant de nuit le renard ou saluant \u00e0 la fin, bien au chaud, ses amis de la for\u00eat. Une tr\u00e8s belle r\u00e9ussite o\u00f9 le r\u00e9el le dispute \u00e0 l\u2019imaginaire.<\/p>\n<h3><strong><em>Le Phare<\/em>, Sophie Blackall, traduit de l\u2019anglais (\u00c9tats-Unis) par I. Meyer et C. Drouault, Les \u00e9ditions des \u00e9l\u00e9phants, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8183 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Le-phare-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Le phare dont il est question ici voit un jour arriver un nouveau gardien qui accomplira, comme le pr\u00e9c\u00e9dent, de nombreuses t\u00e2ches routini\u00e8res et pourtant essentielles. Remplissant consciencieusement son journal de bord, le gardien pense \u00e0 Alice, son \u00e9pouse qui le rejoint bient\u00f4t et l\u2019assiste dans son quotidien ou lors d\u2019\u00e9v\u00e8nements exceptionnels. Elle le soigne et le remplace lorsqu\u2019il est malade, il l\u2019aide \u00e0 accoucher de leur petite fille. Mais les temps changent\u00a0: la machine remplace l\u2019homme, le gardien et sa famille regagnent la terre ferme d\u2019o\u00f9 ils contempleront, sans doute avec nostalgie, le phare qui continue, seul, de balayer les flots de sa lumi\u00e8re. L\u2019autrice r\u00e9ussit \u00e0 reconstituer, au fil des saisons, une vie au rythme immuable, parfois boulevers\u00e9e par une temp\u00eate, un naufrage, le passage d\u2019une baleine, l\u2019arriv\u00e9e du bateau de ravitaillement ou m\u00eame d\u2019un enfant\u00a0! Encre de Chine et aquarelle se marient dans des couleurs chatoyantes pour illustrer ce magnifique album po\u00e9tique, tr\u00e8s document\u00e9, dont le texte, tel un calligramme, \u00e9pouse parfois les \u00e9v\u00e8nements. Grande originalit\u00e9 des cadrages et des dessins, tels la coupe verticale du phare, les m\u00e9daillons ronds, sans compter les surprises des derni\u00e8res pages dont on peut d\u00e9plier un volet. Une tr\u00e8s belle r\u00e9ussite\u00a0!<\/p>\n<h3><strong><em>Esther Andersen<\/em>, Timoth\u00e9e de Fombelle, illustrations de Ir\u00e8ne Bonacina, Gallimard Jeunesse, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-8166 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Esther-Andersen-e1660811035235.jpg\" alt=\"\" width=\"197\" height=\"141\" \/><\/p>\n<p>Double rencontre cruciale pour le jeune narrateur\u00a0: avec la mer, mais \u00e9galement avec Esther, dont le nom, pr\u00e9destin\u00e9, ne saurait \u00eatre un hasard. Chaque \u00e9t\u00e9 durant les vacances, il vient retrouver son oncle Angelo, un \u00eatre aimant et original, qui n\u2019ach\u00e8te ni ne jette rien, n\u2019est jamais en panne d\u2019histoires de toutes sortes et lui cuisine des nouilles au beurre. Chaque \u00e9t\u00e9, le jeune gar\u00e7on enfourche son v\u00e9lo rouge et p\u00e9dale \u00e0 travers les grands espaces, admirant la nature qu\u2019il explore en allant de plus en plus loin. Jusqu\u2019au jour o\u00f9 il arrive face \u00e0 la mer\u00a0: quelle \u00e9motion\u00a0! Laquelle redouble lorsqu\u2019il aper\u00e7oit Esther, jeune anglaise venue sur la plage avec son petit chien. Les aquarelles d\u00e9licates de l\u2019illustratrice racontent autant que les mots \u00e0 quel point cet \u00e9t\u00e9 l\u00e0 sera unique et inoubliable. Tendresse et po\u00e9sie sont au rendez-vous pour \u00e9voquer l\u2019\u00e9merveillement des premi\u00e8res fois durant l\u2019enfance. Superbe album au format \u00e0 l\u2019italienne dans lequel souffle un vent de libert\u00e9 inou\u00ef, entre temps suspendu et temps qui transforme l\u2019enfant et le fait grandir.<\/p>\n<h3><strong><em>Alfonsina<\/em>, <em>reine du v\u00e9lo<\/em>, Joan Negrescolor, Gallimard Jeunesse, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-8173 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/alfonsina.jpg\" alt=\"\" width=\"195\" height=\"252\" \/>Qui, m\u00eame parmi les amateurs de cyclisme, connait le nom d\u2019Alfonsina Strada (1891-1959) et sait de quels exploits elle fut capable\u00a0? Justice est rendue \u00e0 cette pionni\u00e8re que rien ne d\u00e9couragea, dans ce grand album aux tons jaunes\/orang\u00e9s\/bleus\/noirs s\u2019inspirant de la vie d\u2019une jeune femme tr\u00e8s en avance sur son temps. \u00ab\u00a0Mordue\u00a0\u00bb d\u00e8s qu\u2019elle re\u00e7oit son premier v\u00e9lo \u00e0 10 ans, \u00e9prise de libert\u00e9, Alfonsina participe trois ans plus tard \u00e0 sa premi\u00e8re course, qu\u2019elle gagne\u00a0! Faisant fi des quolibets et des injures, elle s\u2019acharne, n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 \u00ab\u00a0emprunter\u00a0\u00bb les chaussures du grand-p\u00e8re et la casquette du facteur, se d\u00e9guisant afin de participer \u00e0 des courses masculines, qu\u2019elle remporte (36 victoires\u00a0!). En 1924, elle est la premi\u00e8re femme \u00e0 participer au Giro d\u2019Italie, r\u00e9serv\u00e9 aux hommes. Surnomm\u00e9e \u00ab\u00a0la reine du v\u00e9lo\u00a0\u00bb, cette sportive accomplie balaie les pr\u00e9jug\u00e9s et sera finalement acclam\u00e9e par ses anciens d\u00e9tracteurs. L\u2019image de cette petite fille prenant d\u2019assaut une immense bicyclette figurant sur la couverture restera longtemps grav\u00e9e dans la m\u00e9moire du lecteur, preuve que la pers\u00e9v\u00e9rance et la passion contribuent \u00e0 la r\u00e9alisation des r\u00eaves les plus fous, m\u00eame quand on nait fille. Un bel exemple \u00e0 suivre\u00a0\u2026<\/p>\n<h3><strong><em>L\u2019\u00c2ge du fond des verres<\/em>, Claire Castillon, Gallimard Jeunesse, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8171 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/lage-du-fond-des-verres-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Chantal, 56 ans, et Cl\u00e9ment, 71 ans, feraient sans nul doute des grands-parents g\u00e9niaux\u2026 Le probl\u00e8me pour Guil\u00e8ne, 10 ans et demi, c\u2019est qu\u2019ils sont ses parents ! Si cela ne la g\u00eanait absolument pas du temps de l\u2019\u00e9cole \u00e9l\u00e9mentaire, tout a chang\u00e9 depuis son entr\u00e9e en sixi\u00e8me. La confrontation avec les parents de ses camarades, tous jeunes et branch\u00e9s, la remplissent de honte. Obnubil\u00e9e par les excellents conseils de sa nouvelle amie Cl\u00e9a, qui sait tout sur ce qu\u2019il faut faire et dire, ou pas, au coll\u00e8ge, Guil\u00e8ne ne se juge pas du tout \u00e0 la hauteur. Et finit par se sentir constamment tiraill\u00e9e entre l\u2019amour \u00e9prouv\u00e9 envers ses parents qui lui offrent un foyer chaleureux, font constamment preuve d\u2019humour ou de tol\u00e9rance, et la tentation de les voir \u00e0 travers le regard tr\u00e8s f\u00e9roce que ses camarades portent sur cette famille diff\u00e9rente\u2026 Narr\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re personne par une toute jeune fille se d\u00e9crivant comme timide et na\u00efve, ce r\u00e9cit tendre et cruel illustre bien les tourments d\u2019une pr\u00e9adolescente supportant de moins en moins de se moquer de ses \u00ab vieux \u00bb avec ses camarades ; ceux-ci finiront d\u2019ailleurs par reconnaitre que les leurs ont beaucoup moins de courage que les siens, les seuls qui oseront d\u00e9noncer l\u2019attitude inadapt\u00e9e de la professeure de math\u00e9matiques, Madame Ivans. Une analyse fine et bien men\u00e9e d\u2019un passage d\u00e9licat plus ou moins bien v\u00e9cu selon les enfants : j\u2019ai trouv\u00e9 Guil\u00e8ne tr\u00e8s mure et finalement bien arm\u00e9e pour franchir cette \u00e9preuve : gr\u00e2ce \u00e0 ses vieux parents peut-\u00eatre ?<\/p>\n<h3><strong><em>Serial Tatoo,<\/em> Sylvie Allouche, Syros 2020.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-8158 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/serial-tatoo.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"220\" srcset=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/serial-tatoo.jpg 347w, https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/serial-tatoo-300x440.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/>Nous retrouvons l\u2019\u00e9quipe de Clara Di Lazio pour une troisi\u00e8me enqu\u00eate dont la noirceur n\u2019a rien \u00e0 envier aux pr\u00e9c\u00e9dentes (pr\u00e9sent\u00e9es dans les \u00ab <a href=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=7132\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Coups de c\u0153ur 2020<\/a> \u00bb). Le fameux \u00ab instinct \u00bb de la commissaire l\u2019alerte lorsqu\u2019Ayo Madaki vient signaler la disparition de sa fille ain\u00e9e. Cette Nig\u00e9riane, dont on a assassin\u00e9 le mari et dont le fils a disparu, a fui son pays avec ses trois filles : elles connaissent depuis trois ans en France la vie difficile de tous les migrants. Cl\u00e9ment, Louise, Gauthier et Nathan d\u00e9couvrent que Sha\u00efna s\u2019est sans doute \u00ab\u00a0vendue\u00a0 \u00bb pour aider sa famille, sans mesurer \u00e0 quoi elle s\u2019exposait ; plus soud\u00e9s que jamais autour de leur cheffe, ils s\u2019engagent alors dans une course contre la montre afin de sortir la jeune fille des griffes de trafiquants d\u2019\u00eatres humains, pr\u00eats \u00e0 tout pour de l\u2019argent. Louise, notamment, fait preuve d\u2019un courage inou\u00ef en se jetant dans la gueule du loup, ce que le lecteur d\u00e9couvre d\u00e8s le prologue. Bien document\u00e9e, tant sur le quotidien des policiers que sur la traite d\u2019\u00eatres humains et la prostitution, l\u2019intrigue se d\u00e9roule sans temps morts, y compris quand elle pi\u00e9tine\u00a0: l\u2019emploi du pr\u00e9sent, la concision et les nombreux dialogues y contribuent largement. Nul doute que le tatouage sera per\u00e7u diff\u00e9remment quand le lecteur comprendra quelle fascination perverse son c\u00f4t\u00e9 \u00ab artistique \u00bb peut exercer\u2026 Les personnages r\u00e9currents prennent de l\u2019\u00e9paisseur et leur humanit\u00e9 nous touche ; les jeunes femmes, parfois mineures, restent des proies faciles, manipulables \u00e0 souhait, qu\u2019elles soient d\u00e9j\u00e0 sous la coupe de prox\u00e9n\u00e8tes, \u00e0 la recherche d\u2019une vie meilleure ou favoris\u00e9es comme Anya Parov, dont la na\u00efvet\u00e9 s\u2019explique par son amour de l\u2019art du tatouage et surtout par le besoin absolu de reconnaissance de la part d\u2019un p\u00e8re vis-\u00e0-vis duquel elle nourrit des sentiments contradictoires.<\/p>\n<h3><strong><em>Cannibale <\/em>et <em>L\u2019Ange obscur<\/em>, Danielle Thi\u00e9ry, Syros, 2020 et 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8176 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/cannibale-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Ex-commissaire divisionnaire, l\u2019autrice signe l\u00e0 ses deux premiers polars pour adolescents, apr\u00e8s en avoir \u00e9crit de nombreux pour les adultes.<br \/>\nApr\u00e8s avoir particip\u00e9 \u00e0 une course d\u2019orientation sans aucune aide technologique, deux jeunes lyc\u00e9ens ont disparu. Roxane Flamand r\u00e9apparait cependant, en \u00e9tat de choc, incapable d\u2019expliquer ce qui s\u2019est pass\u00e9. Hospitalis\u00e9e, amn\u00e9sique, elle ne peut r\u00e9pondre aux questions du capitaine Antony Marin quant \u00e0 son ami Rafa\u00ebl Cottin, toujours introuvable. Arriv\u00e9 \u00e0 \u00c9pinal suite \u00e0 une affaire dans laquelle il a \u00e9t\u00e9 injustement mis en cause, le policier est donc confront\u00e9 \u00e0 une enqu\u00eate d\u00e9licate, non seulement parce qu\u2019elle concerne des mineurs, mais \u00e9galement parce que sa propre fille connait tr\u00e8s bien les protagonistes. Amoureuse de Rafa\u00ebl, Olympe est convaincue que Roxane est impliqu\u00e9e dans sa disparition. Mais elle m\u00e8ne son enqu\u00eate de son c\u00f4t\u00e9 sans rien dire, laissant son p\u00e8re, parfois tr\u00e8s na\u00eff, s\u2019enliser. Malgr\u00e9 la surveillance discr\u00e8te du brigadier Johnny Vaillant, elle se trouve en danger. Il devient assez vite \u00e9vident en effet que l\u2019on a affaire \u00e0 une manipulatrice hors pair, dont on connait les pens\u00e9es indiqu\u00e9es en italique, le titre \u00e9tant \u00e0 comprendre au sens m\u00e9taphorique : son propre p\u00e8re semble \u00eatre sous son emprise\u2026 Le machiav\u00e9lisme dont elle fait preuve aura au moins le m\u00e9rite de permettre \u00e0 Olympe, dont la m\u00e8re est d\u00e9pressive, de se rapprocher de son p\u00e8re et de collaborer enti\u00e8rement avec lui. Une intrigue haletante et gla\u00e7ante qui se termine de fa\u00e7on ouverte.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8172 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/lange-obscur-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Une dizaine de mois ont pass\u00e9 : Olympe tente d\u2019oublier, difficilement, l\u2019\u00e9preuve v\u00e9cue pr\u00e9c\u00e9demment ; or l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 \u00c9pinal d\u2019une \u00e9quipe de tournage lui offre un d\u00e9rivatif. Bluelight Productions va r\u00e9aliser un film inspir\u00e9 de deux disparitions en for\u00eat, survenues dix ans plus t\u00f4t dans la r\u00e9gion : Alya Bariani a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9e et son amie Cheyenne Vandelambre, jamais retrouv\u00e9e. Malgr\u00e9 ses d\u00e9n\u00e9gations, l\u2019ex-petit ami d\u2019Alya, Vince de Mestre, a \u00e9t\u00e9 reconnu coupable et condamn\u00e9 \u00e0 treize ans de r\u00e9clusion. Surnomm\u00e9 \u00ab l\u2019ange obscur \u00bb en raison de son charisme et de son myst\u00e8re, Vince, bient\u00f4t lib\u00e9rable, a \u00e9t\u00e9 embauch\u00e9 pour jouer son propre r\u00f4le, r\u00e9insertion oblige ! Des mesures de s\u00e9curit\u00e9 exceptionnelles \u00e9tant n\u00e9cessaires, Antony Marin et son \u00e9quipe sont donc sollicit\u00e9s. Le capitaine est alors loin de se douter que sa fille, encore mineure, a r\u00e9ussi de son c\u00f4t\u00e9 \u00e0 se faire embaucher sur le tournage. Visant un r\u00f4le de figurante, elle d\u00e9croche finalement celui d\u2019Alya, en raison de leur ressemblance, et en pince rapidement pour le \u00ab mauvais gar\u00e7on \u00bb\u2026 D\u00e8s lors, une m\u00e9canique infernale s\u2019enclenche : Vince, Olympe et Gala, l\u2019assistante de production, disparaissent. Le pass\u00e9 ressurgit et Marin va devoir se replonger dans une vieille affaire s\u2019il veut retrouver Vince et sauver sa fille. Comme le titre l\u2019indique, le jeune homme, tel Janus, pr\u00e9sente deux faces : qui est-il vraiment ? Que s\u2019est-il pass\u00e9 autrefois ? La v\u00e9rit\u00e9 surgira enfin apr\u00e8s de multiples rebondissements. L\u2019intrigue, bien ficel\u00e9e et men\u00e9e tambour battant, tire en grande partie sa force de la mise en sc\u00e8ne cr\u00e9dible du milieu du cin\u00e9ma, pour un tournage tr\u00e8s particulier puisque certains personnages sont interpr\u00e9t\u00e9s par les acteurs du drame, ce qui change tout !<\/p>\n<h2 id=\"nouve22\"><strong>Nouveaut\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019\u00e9ditions et de collections<\/strong><\/h2>\n<h5><strong>GALLIMARD JEUNESSE<\/strong><\/h5>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8175 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/athena-la-combative-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>\u00ab\u00a0H\u00e9ro\u00efnes de la mythologie\u00a0\u00bb <\/strong>est une nouvelle s\u00e9rie (2021) mettant en sc\u00e8ne les femmes rel\u00e9gu\u00e9es au second plan des r\u00e9cits mythologiques. R\u00e9dig\u00e9s par Isabelle Pandazopoulos, les deux premiers opus mettent en sc\u00e8ne<strong> <em>Ath\u00e9na la combative<\/em> <\/strong>et<strong> <em>P\u00e9n\u00e9lope la femme aux mille ruses. <\/em><\/strong>De l\u2019enfance \u00e0 la maturit\u00e9, l\u2019autrice revisite l\u2019histoire de chaque h\u00e9ro\u00efne, mortelle ou d\u00e9esse, en adoptant le point de vue de chacune d\u2019entre elles. Une excellente initiative pour mettre en valeur des femmes dont les qualit\u00e9s et les d\u00e9fauts n\u2019ont rien \u00e0 envier \u00e0 ceux des hommes.<\/p>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8157 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/scoop-a-versailles-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>\u00ab\u00a0Scoop \u00e0 Versailles\u00a0\u00bb<\/strong> d\u2019Annie Pietri\/Alban Marilleau puis M\u00e9gane Lepage (2021) conjugue histoire et enqu\u00eates polici\u00e8res, men\u00e9es conjointement par Gaspard janvier, journaliste au \u00ab\u00a0Mercure Curieux\u00a0\u00bb et Louise Fran\u00e7oise de Bourbon, fille du Roi-Soleil. Dans <strong><em>L\u2019Affaire des treize pi\u00e8ces d\u2019or<\/em><\/strong> et <strong><em>L\u2019Enl\u00e8vement de la M\u00e9nagerie Royale<\/em><\/strong>, les deux alli\u00e9s et amis devront trouver qui veut emp\u00eacher le mariage d\u2019Anne d\u2019Orl\u00e9ans et du duc de Savoie, puis r\u00e9soudre la disparition de certains animaux. Un duo improbable mis en sc\u00e8ne par une passionn\u00e9e de la p\u00e9riode (<strong><em>Les Orangers de Versailles<\/em><\/strong>, <strong><em>L\u2019Espionne du Roi-Soleil<\/em><\/strong>).<\/p>\n<h5><strong>P\u00c8RE CASTOR\/FLAMMARION JEUNESSE<\/strong><\/h5>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8149 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/le-rugissement-du-sphinx-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>La s\u00e9rie <strong>\u00ab\u00a0Les petits myst\u00e8res d\u2019\u00c9gypte\u00a0\u00bb,<\/strong> <strong>Pierre Gemme, illustrations de Mary Gribouille, Romans 6-8 ans, 2021<\/strong> <strong>et 2022<\/strong>, permettra aux plus jeunes de d\u00e9couvrir l\u2019univers de l\u2019\u00c9gypte des pharaons gr\u00e2ce aux aventures de la jeune Aouni, dou\u00e9e de quelques pouvoirs, et de son chat Finou, plut\u00f4t rus\u00e9. Quatre titres sont d\u00e9j\u00e0 parus<strong>, <em>La Col\u00e8re des Dieux<\/em><\/strong><em>,<\/em><strong><em> La Momie mal\u00e9fique<\/em><\/strong><em>,<\/em><strong><em> Menace sur l\u2019ob\u00e9lisque <\/em><\/strong>et<strong><em> Le Rugissement du sphinx<\/em><\/strong>. Une collection attrayante misant sur les facilitations de lecture gr\u00e2ce \u00e0 une mise en page a\u00e9r\u00e9e, un r\u00e9sum\u00e9 de chaque chapitre au d\u00e9but du suivant et l\u2019explication des mots difficiles en bas de page, sans compter des compl\u00e9ments d\u2019information en fin d\u2019ouvrages.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8150 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/le-tableau-mystere-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Autre s\u00e9rie destin\u00e9e au m\u00eame \u00e2ge, <strong><em>Bandit, chien de g\u00e9nie<\/em><\/strong> <strong>de Pascal Brissy, illustr\u00e9e par Mehdi Doigts<\/strong>, met en sc\u00e8ne le chien de L\u00e9onard de Vinci, un d\u00e9tective tr\u00e8s gaffeur, qui m\u00e8ne des enqu\u00eates d\u00e9sopilantes \u00e0 Florence au temps de la Renaissance. Trois titres d\u00e9j\u00e0 parus en 2021\u00a0: <strong><em>Le Monstre du fleuve, Le Collier de Mona Lisa<\/em><\/strong> et <strong><em>Le Tableau myst\u00e8re<\/em><\/strong>.<\/p>\n<h5><strong>CASTERMAN<\/strong><\/h5>\n<p><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8152 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/moi-jaime-pas-lecole-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Moi, j\u2019aime pas l\u2019\u00e9cole<\/em><\/strong>, Sophie Furlaud\/Laurent Simon, 2021, est un nouveau titre de la <a href=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=7132\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">s\u00e9rie d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9e en 2020, \u00ab\u00a0Aim\u00e9e et Mehdi au fil de la vie\u00a0\u00bb<\/a>. En 32 pages, accessibles d\u00e8s la maternelle, nos deux amis vont confronter leurs points de vue\u00a0: gr\u00e2ce \u00e0 Mehdi, Aim\u00e9e finira par comprendre et admettre que l\u2019\u00e9cole n\u2019est pas forc\u00e9ment une punition, mais peut-\u00eatre surtout un tr\u00e9sor de bienfaits\u2026<\/p>\n<h2 id=\"rezoe22\">DES NOUVELLES DES R\u00c9SEAUX D\u00c9J\u00c0 PR\u00c9SENT\u00c9S<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/171-185_R68_Vlieghe.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong><span style=\"color: #ca3a08;\">EXILS<\/span><\/strong><strong><span style=\"color: #ca3a08;\"> E<\/span><\/strong><strong><span style=\"color: #ca3a08;\">T<\/span><\/strong><strong><span style=\"color: #ca3a08;\"> MIGRATIONS<\/span><\/strong><\/a><\/h3>\n<h3><strong><em>Arthur et Malika<\/em>, Paule Bri\u00e8re et Claude K. Dubois, D\u2019eux, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-8174 size-thumbnail alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/arthur-malika-e1660812445587-150x147.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"147\" \/>Ce que l\u2019un voit \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, l\u2019autre le vit. Malika a fui son pays en guerre avec sa famille\u00a0; elle commence une nouvelle vie dans un pays o\u00f9 elle ne connait personne et m\u00e8ne enfin une existence plus tranquille, m\u00eame si elle fait encore des cauchemars. Avec tact et pudeur, avec ou sans paroles, le quotidien de Malika et d\u2019Arthur se d\u00e9roule parall\u00e8lement sous nos yeux, banal ou angoissant, doux ou triste. Les deux enfants, que tout semble opposer, vont pourtant se rencontrer et devenir importants l\u2019un pour l\u2019autre. Un album qui traite de l\u2019exil et de la migration, mais \u00e9galement des petits bonheurs ou petites mis\u00e8res de l\u2019enfance, avec simplicit\u00e9 et finesse, notamment gr\u00e2ce \u00e0 des illustrations crayonn\u00e9es, tout en d\u00e9licatesse.<\/p>\n<h3><strong><em>Comment mettre une baleine dans une valise\u00a0?<\/em>, Guridi, traduit de l\u2019espagnol par Anne Casterman, CotCotCot \u00c9ditions, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8178 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/comment-mettre-une-baleine-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>D\u00e9di\u00e9 \u00ab\u00a0\u00c0 toutes les personnes qui luttent jour apr\u00e8s jour pour survivre dignement en fuyant l\u2019horreur\u00a0\u00bb, voil\u00e0 un magnifique album \u00e9voquant tr\u00e8s po\u00e9tiquement le d\u00e9part n\u00e9cessaire, mais si angoissant, pour une destination inconnue. Une immense baleine rouge face \u00e0 un minuscule personnage bleu aux traits ind\u00e9finis symbolise l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019emporter avec soi tout ce qui constitue notre vie\u00a0: objets certes, mais \u00e9galement souvenirs, amis et tant d\u2019autres biens, mat\u00e9riels ou immat\u00e9riels. Cet arrachement se traduit en peu de mots et par de tr\u00e8s belles illustrations (aquarelles) prenant toute la place, passant m\u00eame d\u2019une page \u00e0 l\u2019autre, avant de se r\u00e9duire \u00e0 un dessin qui, pli\u00e9, trouvera enfin sa place dans une toute petite valise. Il me semble que la \u00ab\u00a0solution\u00a0\u00bb imagin\u00e9e par le narrateur concentre tout l\u2019espoir de ceux qui, \u00e0 la derni\u00e8re page, regardent vers un avenir qu\u2019ils esp\u00e8rent meilleur. Le titre original espagnol \u00ab\u00a0Como meter una ballena en una maleta\u00a0\u00bb (2019) est d\u2019ailleurs une affirmation et non une question\u00a0! L\u2019auteur interpelle chacun d\u2019entre nous, nous invitant \u00e0 devenir citoyens du monde au lieu de nous enfermer derri\u00e8re nos fronti\u00e8res.<\/p>\n<h2 id=\"reedie22\">R\u00c9\u00c9DITIONS OU PARUTIONS AU FORMAT DE POCHE DE TITRES D\u00c9J\u00c0 \u00c9VOQU\u00c9S (ou pas, d\u2019ailleurs\u2026)<\/h2>\n<h5>Aux \u00e9ditions lemuscadier, \u00ab\u00a0Rester vivant\u00a0\u00bb<\/h5>\n<h3><strong><em>Ce point qu\u2019il faut atteindre<\/em>, Mireille Disdero, 2020.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8177 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/ce-point-quil-faut-atteindre-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Violette, 17 ans, se sent tr\u00e8s mal depuis qu\u2019elle est rentr\u00e9e de Paris en novembre\u00a0; passionn\u00e9e d\u2019\u00e9criture et tr\u00e8s active sur la toile, elle s\u2019est rendue \u00e0 une f\u00eate organis\u00e9e par des membres du forum litt\u00e9raire auquel elle participe activement. Ses camarades ne la reconnaissent plus, notamment Arnaud, son ami depuis la cinqui\u00e8me, qui s\u2019inqui\u00e8te. Son point de vue alterne avec celui de Violette, celle-ci ne se souvenant plus de rien jusqu\u2019au moment o\u00f9 les \u00e9v\u00e8nements lui reviennent par bribes. M\u00eame s\u2019il ne fait tr\u00e8s rapidement aucun doute aux yeux du lecteur que Violette a \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e par Ahriman, un pr\u00e9dateur habile ayant infiltr\u00e9 le site Pen Touch, ce qui retient l\u2019attention est le long cheminement de la jeune fille vers la v\u00e9rit\u00e9, ainsi que l\u2019analyse extr\u00eamement fine et d\u00e9taill\u00e9e des sentiments, \u00e9motions, r\u00e9sistances \u00e0 laquelle se livrent Arnaud et elle-m\u00eame. Ne pouvant compter sur ses parents toujours absents en raison de leur travail, c\u2019est son amoureux et l\u2019\u00e9criture qui l\u2019aideront \u00e0 accepter la r\u00e9alit\u00e9 et la d\u00e9cideront \u00e0 se battre. En revanche, je regrette une fin un peu rapide\u00a0: certes, il faut rester optimiste, mais rien ne certifie que la plainte de Violette sera suivie d\u2019un proc\u00e8s et si oui, celui-ci ressemblera sans doute au parcours du combattant. En outre, quid des liens qui ont \u00e9t\u00e9 nou\u00e9s entre Ahriman et Lili, la mod\u00e9ratrice du site\u00a0: est-elle dupe des mensonges d\u2019Ahriman ou a-t-elle devin\u00e9 ce qu\u2019il s\u2019est pass\u00e9\u00a0? Une premi\u00e8re version de ce roman a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e au Seuil en 2013, sous le titre <em>\u00c0 l\u2019ombre de l\u2019oubli.<\/em><\/p>\n<h5>Aux \u00e9ditions Gallimard Jeunesse, \u00ab\u00a0P\u00f4le Fiction\u00a0\u00bb<\/h5>\n<h3><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-8156 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/river.jpg\" alt=\"\" width=\"98\" height=\"162\" \/>River<\/em>, Claire Castillon, 2021. Pr\u00e9sent\u00e9 dans\u00a0 les <a href=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=7132\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u00a0Coups de c\u0153ur 2020\u00a0\u00bb<\/a><\/strong><\/h3>\n<h3><strong><em>L\u2019aube sera grandiose<\/em>, Anne-Laure Bondoux, 2020. Existe \u00e9galement en Folio, 2020.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8188 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/L-aube-sera-grandiose-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Coup dur pour Antonine (Nine pour les intimes) : sa m\u00e8re l\u2019emm\u00e8ne sans crier gare dans une cabane au bord d\u2019un lac, lui faisant ainsi rater la f\u00eate de fin d\u2019ann\u00e9e du lyc\u00e9e. Commence alors une folle nuit durant laquelle la jeune fille de 16 ans va d\u00e9couvrir tous les secrets de sa famille maternelle. Titania a en effet d\u00e9cid\u00e9 de r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 sa fille tout ce qu\u2019elle a d\u00fb lui taire depuis sa naissance pour la prot\u00e9ger. Autrice de polars surnomm\u00e9e \u00ab La f\u00e9e du suspense \u00bb, la narratrice distillera tout au long de la nuit l\u2019incroyable histoire de sa propre m\u00e8re, Rose-Aim\u00e9e et de ses deux fr\u00e8res, les jumeaux Octo et Orion : elle maintient ainsi Nine et les lecteurs en haleine. Au petit matin, l\u2019adolescente devra faire la connaissance d\u2019une nouvelle famille dont elle n\u2019a jamais entendu parler ! L\u2019intrigue, bien men\u00e9e, interrompt le pr\u00e9sent (2016), narr\u00e9 \u00e0 la troisi\u00e8me personne, par de nombreux retours en arri\u00e8re d\u00e9roulant le r\u00e9cit \u00e0 la premi\u00e8re personne de Consolata : celui-ci d\u00e9marre en 1970, lorsqu\u2019elle a 6 ans. Il met en sc\u00e8ne des personnages tr\u00e8s attachants, appartenant \u00e0 trois g\u00e9n\u00e9rations diff\u00e9rentes, que l\u2019amour d\u2019une m\u00e8re pour ses enfants a s\u00e9par\u00e9es.<\/p>\n<h3><strong><em>Shikanoko<\/em> :<em> L\u2019Enfant du cerf<\/em> (1), <em>La Princesse de l\u2019Automne<\/em> (2), <em>L\u2019Empereur invisible<\/em> (3) et <em>L\u2019H\u00e9ritier de l\u2019arc en ciel<\/em> (4), Lian Hearn, traduit de l\u2019anglais par Philippe Giraudon, 2020 et 2021. Existe \u00e9galement en Folio, 2021.<\/strong><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" wp-image-8159 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/shikanoko-1-et-2-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"129\" height=\"199\" \/>La parution en poche, qui plus est en deux tomes seulement (Livres 1 et 2, 3 et 4) au lieu de 4 \u00e0 l\u2019origine, r\u00e9jouira les fans de Japon m\u00e9di\u00e9val et de magie, ainsi que tous ceux qui ont ador\u00e9 <em>Le Clan des Otori<\/em> de la m\u00eame autrice. Cette nouvelle fresque politique et amoureuse se situe aux origines de l\u2019histoire des Otori, dont elle reste cependant ind\u00e9pendante.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-8160 \" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Shikanoko-2-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"132\" height=\"203\" \/><\/p>\n<p>Une multiplicit\u00e9 de points de vue rend compte de la richesse de l\u2019intrigue mettant en sc\u00e8ne un nombre impressionnant de personnages gravitant autour de Shikanoko, rescap\u00e9 d\u2019entre les morts, devenu \u00ab\u00a0L\u2019Enfant du cerf\u00a0\u00bb, dont le destin s\u2019accomplit sur plus de 1000 pages. \u00c9pop\u00e9e surnaturelle et fantastique sans temps morts, r\u00e9dig\u00e9e dans une langue fluide et agr\u00e9able qui plaira tant aux adolescents qu\u2019aux adultes.<\/p>\n<h5>Aux \u00e9ditions PKJ<\/h5>\n<h3><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\" wp-image-7062 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/snap-killer-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"114\" height=\"176\" \/><\/em><em>Snap Killer<\/em>, Sylvie Allouche, \u00ab Dans la poche \u00bb, 2021. Pr\u00e9sent\u00e9 dans les \u00ab <a href=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=7132\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Coups de c\u0153ur 2020<\/a> \u00bb<\/strong><\/h3>\n<h5>Aux \u00e9ditions J\u2019ai lu<\/h5>\n<h3><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\" wp-image-8169 alignleft\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/la-folle-equipee-de-Victor-Samson-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"119\" height=\"183\" \/><span style=\"color: #000000;\">La Folle \u00c9pop\u00e9e de Victor Samson<\/span><\/em>, Laurent Seksik, 2021. Pr\u00e9sent\u00e9 dans les \u00ab <a href=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=7724\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Coups de c\u0153ur 2021<\/a>\u00a0\u00bb<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-8163 alignright\" src=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Tout-sur-la-litterature-jeunesse-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Je signale enfin la parution, chez Gallimard Jeunesse (2021), du livre de Sophie Van der Linden<strong> <em>Tout sur la litt\u00e9rature de Jeunesse de la petite enfance aux jeunes adultes<\/em><\/strong>, qui devrait combler tous ceux, professionnels ou non, qui s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 la litt\u00e9rature de jeunesse. Les huit parties (Histoire du livre pour la jeunesse, Les grandes caract\u00e9ristiques de la litt\u00e9rature pour la jeunesse, Conseils pour la lecture, Tous les types de livres, Les grands genres, Biblioth\u00e8ques id\u00e9ales, La litt\u00e9rature de jeunesse en question et Carnet pratique) totalisant plus de 50 chapitres indiquent assez \u00e0 quel point l\u2019ouvrage vise \u00e0 l\u2019exhaustivit\u00e9 en multipliant les entr\u00e9es et les points de vue. Quand on connait le dynamisme du secteur (18000 nouveaut\u00e9s par an ces derni\u00e8res ann\u00e9es\u2026), on mesure le d\u00e9fi que cette sp\u00e9cialiste reconnue s\u2019est lanc\u00e9 ! Pari tenu, cet ouvrage, par ailleurs tr\u00e8s bel objet-livre abondamment et judicieusement illustr\u00e9, se lira d\u2019une traite ou ponctuellement selon les int\u00e9r\u00eats du moment : chacun y trouvera son compte. Je rappelle \u00e9galement son travail, extr\u00eamement riche, clair et pr\u00e9cis, autour de l\u2019album, <em>Lire l\u2019album<\/em>, L\u2019atelier du poisson soluble, 2006 et son premier ouvrage concernant <em>Claude Ponti<\/em>, \u00catre \u00e9ditions, 2000.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Coups de c\u0153ur documentaires Coups de c\u0153ur fictions Nouveaut\u00e9s en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9ditions et de collections Des nouvelles des r\u00e9seaux d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9s : Exils et migrations Parutions au format poche et r\u00e9\u00e9ditions DOCUMENTAIRES Petit mais \u00e9colo !, Justine de Lagausie et Aur\u00e9lie Guillery, \u00ab Mes imagiers tout carr\u00e9s \u00bb, Casterman, 2021. 30 gestes quotidiens extr\u00eamement faciles &hellip; <a href=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=8050\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Les coups de c\u0153ur d\u2019\u00c9lizabeth Vlieghe \u2013 2022<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[940],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8050"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8050"}],"version-history":[{"count":77,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8050\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8261,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8050\/revisions\/8261"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8050"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8050"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}