{"id":2445,"date":"2016-07-05T11:51:55","date_gmt":"2016-07-05T09:51:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=2445"},"modified":"2022-05-30T11:41:18","modified_gmt":"2022-05-30T09:41:18","slug":"les-coups-de-coeur-delizabeth-vlieghe-printempsete-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=2445","title":{"rendered":"Les coups de c\u0153ur d\u2019\u00c9lizabeth Vlieghe \u2013 Printemps-\u00e9t\u00e9 2016"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: left;\"><strong>\u00ab\u00a0Coups de c\u0153ur\u00a0\u00bb DOCUMENTAIRES<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em>50 inventions qui ont fait le monde<\/em> de Philippe Nessmann, Flammarion Jeunesse, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">C<img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-6801 alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/50-inventions-qui-ont-fait-le-monde-2-1024x1275-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>haque ann\u00e9e, indique l\u2019auteur en fin d\u2019ouvrage, deux cent mille brevets d\u2019invention sont d\u00e9pos\u00e9s\u2026 C\u2019est dire s\u2019il lui a fallu op\u00e9rer un choix draconien, mais \u00e9clair\u00e9 vu son exp\u00e9rience, pour pr\u00e9senter aux jeunes lecteurs ces inventions qui ont marqu\u00e9 le monde et les hommes depuis plus de deux mille ans. Pr\u00e9sent\u00e9es de fa\u00e7on chronologique (de la Pr\u00e9histoire \u00e0 nos jours), du galet taill\u00e9 au smartphone en passant par le livre de recettes, le cellulo\u00efd ou le tube \u00e0 vide (pour \u00e9voquer les moins \u00ab\u00a0connues\u00a0\u00bb), \u00e0 raison d\u2019une par page, chaque invention est resitu\u00e9e par pays puis sur une frise chronologique, d\u00e9crite dans ses aspects essentiels et illustr\u00e9e par des photos, des sch\u00e9mas, des tableaux ou des gravures. Un ouvrage pr\u00e9cieux pour les coll\u00e9giens voire les \u00e9coliers d\u00e8s la fin du primaire.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab Coups de c\u0153ur \u00bb ACTUALIT\u00c9<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Demain, je t\u2019\u00e9crirai encore<\/em>. Lettres de jeunesse des grands \u00e9crivains rassembl\u00e9es et pr\u00e9sent\u00e9es par Marie-Ange Spire, Textes classiques, Folio Junior, Gallimard Jeunesse, 2015<img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-6804 alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/demain-je-t-ecrirai-encore-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/><\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Belle id\u00e9e que d\u2019avoir r\u00e9uni trente et une lettres r\u00e9dig\u00e9es par vingt et un \u00e9crivains durant leur jeunesse, entre\u00a0 sept (Marcel Aym\u00e9) et vingt-trois ans\u00a0 (Guy de Maupassant) \u2026 Qu\u2019elles soient adress\u00e9es \u00e0 des proches ou \u00e0 des amis, voire des aim\u00e9(e)s, ces lettres touchent par leur na\u00efvet\u00e9, leur sinc\u00e9rit\u00e9 et ce qu\u2019elles r\u00e9v\u00e8lent des futures c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s. Qu\u2019il s\u2019agisse de Verlaine, 14 ans \u00e9crivant \u00e0 Victor Hugo (auquel Baudelaire \u00e9crivit \u00e9galement), de Marcel Proust, 15 ans \u00e9crivant \u00e0 sa grand-m\u00e8re en terminant par des phrases syntaxiquement tortur\u00e9es puis phon\u00e9tiques, de Rimbaud suppliant Paul Verlaine de le rejoindre ou de George Sand qui passe du tutoiement au vouvoiement vis-\u00e0-vis de sa m\u00e8re en quelques ann\u00e9es, le lecteur sera surpris ou amus\u00e9 du contenu de ces missives dont l\u2019orthographe originelle a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e.<br \/>\nUn carnet de lecture apporte des compl\u00e9ments en fin d\u2019ouvrage\u00a0sur les \u00e9crivains concern\u00e9s et le genre que constitue la lettre.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Duchesses rebelles\u00a0: L\u2019intr\u00e9pide cousine du Roi<\/em> d\u2019Anne-Marie Desplat-Duc, Flammarion Jeunesse, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright size-thumbnail wp-image-6806\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Duchesses-Rebelles-T1-Lintrepide-cousine-du-Roi-1014x1577-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Les fans des Colombes du Roi-Soleil se r\u00e9jouiront en d\u00e9couvrant cette nouvelle s\u00e9rie qui prend pour h\u00e9ro\u00efnes cinq jeunes duchesses exil\u00e9es pour avoir particip\u00e9, de pr\u00e8s ou de loin, \u00e0 la Fronde dirig\u00e9e contre Mazarin, qui aurait pu emp\u00eacher Louis XIV de r\u00e9gner. Contrairement aux jeunes filles pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9voqu\u00e9es, celles-ci ont r\u00e9ellement exist\u00e9 et ont v\u00e9cu \u00e0 la cour avant d\u2019en \u00eatre chass\u00e9es. Mais elles esp\u00e8rent bien y retourner\u00a0! Anne-Marie Louise de Bourbon-Orl\u00e9ans, duchesse de Montpensier (fille de Gaston d\u2019Orl\u00e9ans, fr\u00e8re du roi Louis XIII) alias \u00ab\u00a0Mademoiselle\u00a0\u00bb est l\u2019h\u00e9ro\u00efne de ce premier tome. Supportant difficilement sa r\u00e9clusion \u00e0 Saint-Fargeau et se languissant de la vie parisienne tr\u00e9pidante, elle d\u00e9cide d\u2019\u00e9crire \u00e0 d\u2019autres jeunes \u00ab\u00a0frondeuses\u00a0\u00bb, amies ou rivales, exil\u00e9es comme elles, afin de\u00a0 les convier \u00e0 un jeu, pr\u00e9texte \u00e0 leurs retrouvailles. Elle r\u00e9ussit \u00e0 les convaincre de r\u00e9diger leurs m\u00e9moires afin que leurs actions ne soient pas oubli\u00e9es au profit de celles des hommes. \u00c9tant \u00e0 l\u2019initiative de cette proposition, c\u2019est elle qui prendra la plume la premi\u00e8re apr\u00e8s leur avoir donn\u00e9 rendez-vous l\u2019ann\u00e9e suivante afin de se lire les meilleurs extraits de leurs textes.<br \/>\nL\u2019histoire est au rendez-vous, le glamour \u00e9galement\u00a0!<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-6808 size-thumbnail alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/Les-Yeux-Du-Dragon-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/><em>Les yeux du dragon<\/em> de Stephen King, traduit de l\u2019anglais (E-U) par\u00a0 E. Ch\u00e2telain, illustr\u00e9 par N. Duffaut, Flammarion, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0King a \u00e9crit un jour un roman \u00e0 l\u2019intention de sa fille Naomi alors \u00e2g\u00e9e de 13 ans. Les amateurs de magie gothique appr\u00e9cieront les d\u00e9boires et les aventures de Peter, h\u00e9ritier du royaume de D\u00e9lain qui devra faire preuve de beaucoup de patience, d\u2019intelligence, de ruse et de courage pour retrouver sa position de prince h\u00e9ritier du royaume. Voulant assurer son pouvoir et sa domination, le magicien Flagg empoisonne le roi Roland, fait injustement condamner et emprisonner Peter pour, ensuite, manipuler \u00e0 sa guise Thomas, le cadet. La fin \u00e9voque de fa\u00e7on allusive le combat de Thomas et de Dennis, son majordome, contre Flagg\u00a0; les lecteurs assidus du romancier se souviendront qu\u2019on retrouve ces personnages dans les romans pour adultes, <em>La tour sombre<\/em> ou <em>Le Fl\u00e9au.<br \/>\n<\/em>Il s\u2019agit donc d\u2019un conte, comportant toutes les caract\u00e9ristiques du genre\u00a0; les deux fr\u00e8res d\u00e9j\u00e0 orphelins de m\u00e8re, la reine\u00a0 Sasha \u00e9tant morte en couches, se retrouvent seuls apr\u00e8s l\u2019assassinat de leur p\u00e8re dont l\u2019ain\u00e9 est imm\u00e9diatement accus\u00e9\u00a0; les personnages sont relativement st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s, voire manich\u00e9ens\u00a0: Peter est un gar\u00e7on pur et valeureux, qui pourra compter le moment venu sur ses amis Ben Staad, Naomi Reechul et Dennis, pr\u00eats \u00e0 souffrir et \u00e0 donner leur vie pour l\u2019aider\u00a0; Flagg, qui revient de fa\u00e7on cyclique sur terre pour y semer le chaos, incarne le mal absolu\u00a0; certains changent de camp lorsqu\u2019ils d\u00e9couvrent qu\u2019on les a d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment tromp\u00e9s et manipul\u00e9s, tel le juge Peyna connu pour son intransigeance mise au service de la loi qui, sur la foi des preuves accumul\u00e9es contre Peter, l\u2019a condamn\u00e9 \u00e0 moisir dans la tour de l\u2019Aiguille depuis cinq ans.\u00a0 Quant \u00e0 Thomas, \u00e9lev\u00e9 dans l\u2019ombre de son fr\u00e8re, devenu la marionnette de Flagg, rong\u00e9 de culpabilit\u00e9, il suscite la compassion du lecteur qui appr\u00e9cie sa d\u00e9cision de partir \u00e0 la poursuite du magicien. Le narrateur intervient \u00e0 de nombreuses reprises, pour interpeller le lecteur, susciter sa curiosit\u00e9, anticiper ou moraliser, conf\u00e9rant ainsi \u00e0 ce r\u00e9cit initiatique des marques d\u2019oralit\u00e9.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Cit\u00e9 19\u00a0: Ville noire<\/em> (Tome 1) et <em>Zone blanche<\/em> (Tome 2) de St\u00e9phane Michaka, PKJ., Pocket Jeunesse, 2015 et 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright size-thumbnail wp-image-6812\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/Cite-19-volume-2-981x1577-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Faustine ne croit pas un instant au suicide de son p\u00e8re, Louis Treussart, le gardien chef du mus\u00e9e d\u2019Orsay, avec lequel elle vit seule depuis la disparition subite douze ans auparavant de Sylvia Sutton, sa m\u00e8re. Elle se lance dans une enqu\u00eate personnelle\u00a0: apr\u00e8s avoir agress\u00e9 un policier qui la harc\u00e8le, s\u2019\u00eatre disput\u00e9e avec ses amis Vikram et Morgane, elle se r\u00e9fugie dans le m\u00e9tro o\u00f9 elle aper\u00e7oit un homme myst\u00e9rieux, d\u00e9j\u00e0 rep\u00e9r\u00e9, qu\u2019elle soup\u00e7onne de faire partie d\u2019une secte, les Illuministes, ayant\u00a0 peut-\u00eatre enlev\u00e9 son p\u00e8re\u00a0; soudain tout bascule \u2026 et elle se r\u00e9veille au dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle sous le second empire. La lyc\u00e9enne de seize ans un peu timide n\u2019est pourtant gu\u00e8re d\u00e9pays\u00e9e dans ce Paris vieux de cent cinquante ans, cette p\u00e9riode ne pr\u00e9sentant aucun secret pour elle, vu sa passion pour l\u2019histoire. Elle fait la connaissance de plusieurs cousettes dont Manon pour laquelle elle se prend d\u2019affection. Mais un tueur en s\u00e9rie s\u00e9vit dans les rues de Paris, tuant bestialement ses victimes. Faustine r\u00e9ussit \u00e0 se faire embaucher comme reporter au <em>Petit Journal<\/em>\u00a0 devenant Faustin par la m\u00eame occasion, ce qui lui permettra de continuer \u00e0 fouiner. Va-t-elle retrouver son p\u00e8re ? R\u00e9ussir \u00e0 faire capturer l\u2019assassin ? Les myst\u00e9rieux \u00ab Veilleurs \u00bb sont-ils amis ou ennemis ? Et qui est ce Zapruder qui semble surveiller tout le monde ?<br \/>\nCe roman en deux tomes, \u00e0 la crois\u00e9e de nombreux genres (policier, historique et anticipation), m\u00e8ne le lecteur par le bout du nez jusqu\u2019au milieu de la premi\u00e8re partie du tome un, op\u00e9rant un renversement saisissant dont apr\u00e8s coup on se rem\u00e9more quelques indices. Ensuite, les lieux, \u00e9poques, personnages et points de vue alterneront\u00a0; bien que le lecteur en sache parfois davantage que l\u2019h\u00e9ro\u00efne, certaines surprises lui seront encore r\u00e9serv\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 la fin, m\u00eame si, \u00e9chaud\u00e9, il devient plus vigilant et anticipe certaines r\u00e9v\u00e9lations. La fin, tr\u00e8s ouverte, permet de penser que l\u2019on pourrait retrouver Faustine \u2026 ailleurs\u00a0!<br \/>\nUne intrigue originale, sans temps mort o\u00f9 l\u2019imaginaire est roi, une h\u00e9ro\u00efne intelligente, de plus en plus d\u00e9termin\u00e9e et n\u2019ayant pas froid aux yeux, de multiples rebondissements, faux-semblants et manipulations font de ce r\u00e9cit, dont le style s\u2019apparente volontairement \u00e0 celui du roman feuilleton, une lecture agr\u00e9able que l\u2019on pourrait facilement int\u00e9grer dans un r\u00e9seau \u00ab\u00a0Fille ou gar\u00e7on\u00a0?\u00a0\u00bb vu les m\u00e9tamorphoses de Faustine, ou mieux encore, dans celui intitul\u00e9 \u00ab\u00a0R\u00eave ou cauchemar\u00a0?\u00a0\u00bb. Pr\u00e9cisons enfin que <em>Cit\u00e9 19<\/em> a pr\u00e9alablement fait l\u2019objet en 2012 d\u2019un <a href=\"http:\/\/www.franceculture.fr\/emissions\/fictions-le-feuilleton\/cite-19-15\">feuilleton radiophonique en cinq \u00e9pisodes<\/a>.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-6810 size-thumbnail alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/CV-Les-effets-du-hasard-1024x1502-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Les effets du hasard<\/em> de Marie Leymarie, Syros, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma\u00efa vit dans une soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s proche de la n\u00f4tre, \u00e0 la diff\u00e9rence pr\u00e8s qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 choisie sur catalogue afin de correspondre le mieux possible au r\u00eave de ses parents ayant recouru pour eux-m\u00eames \u00e0 une agence qui les a d\u00e9clar\u00e9s compatibles \u00e0 98 % \u2026 Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, l\u2019adolescente de quinze ne remettait pas vraiment en question cette soci\u00e9t\u00e9, adepte de la procr\u00e9ation artificielle mais qui m\u00e9prise cependant les donneurs qu\u2019elle r\u00e9mun\u00e8re pour s\u00e9lectionner ensuite les embryons de futurs enfants vendus tr\u00e8s cher ; Ma\u00efa se rend compte que si elle a les yeux noisette et un QI de 117, c\u2019est parce que les yeux bleus ou verts ainsi que les QI plus \u00e9lev\u00e9s sont hors de prix. Elle craint de ne pas donner satisfaction \u00e0 ses parents, telle son amie Lily qui, malgr\u00e9 un QI de 128, n\u2019est pas heureuse : sa m\u00e8re la trouve trop grosse et elle d\u00e9\u00e7oit son p\u00e8re, qui travaille dans les laboratoires de l\u2019entreprise \u00ab Best Children Ever \u00bb. Son malaise s\u2019accroit quand elle d\u00e9couvre que ses parents ont command\u00e9 un gar\u00e7on d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9nomm\u00e9 Tom ayant QI de 132. Et ce, d\u2019autant plus qu\u2019elle commence \u00e0 ressentir une \u00e9motion nouvelle : elle a rencontr\u00e9 Anthony dont elle est tomb\u00e9e amoureuse. Ses parents lui proposent donc de prendre le rem\u00e8de incontournable de cette \u00ab maladie b\u00e9nigne de l\u2019adolescence \u00bb : des comprim\u00e9s de Deluvio300.<br \/>\nR\u00e9dig\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re personne par Ma\u00efa, ce court r\u00e9cit d\u2019anticipation, que j\u2019aurais aim\u00e9 plus dense et plus approfondi, aborde la question fondamentale de l\u2019amour sous toutes ses formes, les \u00e9motions et la souffrance qu\u2019il peut engendrer ainsi que le d\u00e9sir de perfection, forc\u00e9ment illusoire. La vie comporte de multiples risques et surprises, bonnes ou mauvaises, c\u2019est ce qui en fait le prix\u00a0! Ma\u00efa d\u00e9couvre, d\u2019abord avec effroi et d\u00e9gout, que certains enfants sont n\u00e9s naturellement, port\u00e9s par leur m\u00e8re et qu\u2019ils vivent avec leurs g\u00e9niteurs, tels Anthony ou Melody\u00a0; ils n\u2019ont pas la vie simple, car\u00a0 davantage suivis et soumis \u00e0 une obligation de r\u00e9sultats scolaires par exemple, quand ils ne sont pas ostracis\u00e9s comme la jeune fille parce que sa m\u00e8re, Chiara, est \u00ab\u00a0donneuse\u00a0\u00bb\u00a0; elle d\u00e9couvre \u00e9galement qu\u2019on peut ne pas porter de bracelet \u00e9lectronique, rendu obligatoire par les assurances, et donc ne pas \u00eatre pist\u00e9e en permanence par sa famille ou les autorit\u00e9s\u00a0; \u00e9branl\u00e9e par sa rencontre avec les Id\u00e9alistes refusant une soci\u00e9t\u00e9 qui, sans \u00eatre totalitaire, cherche \u00e0 tout contr\u00f4ler notamment les \u00e9motions (cf. <em>Le Passeur<\/em> de Lo\u00efs Lowry), Ma\u00efa s\u2019interroge et se r\u00e9volte, doute de l\u2019amour que lui portent ceux qui l\u2019\u00e9l\u00e8vent et cherche \u00e0 rencontrer ses parents biologiques. Au terme d\u2019un cheminement un peu trop rapide \u00e0 mon gout, elle comprend puis fait comprendre aux siens que rendre un enfant heureux, c\u2019est l\u2019accepter tel qu\u2019il est, que la g\u00e9n\u00e9tique ne peut pas tout (cf. <em>Bienvenue \u00e0 Gattaca<\/em>, le film d\u2019A. Niccol) loin s\u2019en faut, que chaque \u00eatre sera toujours unique et non programmable.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Nouveaut\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019\u00e9dition et de collections<\/strong><\/h2>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Parutions au format poche de titres d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9s (ou pas, d\u2019ailleurs\u2026) ainsi que des r\u00e9\u00e9ditions comportant des modifications<\/h4>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-6811 size-thumbnail alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/9782203101999_TOUS-FRANCAIS-D-AILLEURS-_-REEM-LEILA-ADAMA_HD-1024x1483-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Reem, Leila, Adama \u2026 tous Fran\u00e7ais d\u2019ailleurs<\/em>. <em>Six histoires d\u2019immigration pour comprendre les d\u00e9bats d\u2019aujourd\u2019hui <\/em>de Valentine Goby et Ronan Badel, Casterman, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s\u2019agit de la r\u00e9union de cinq ouvrages d\u00e9j\u00e0 parus, plus un in\u00e9dit\u00a0qui pr\u00e9sente l\u2019histoire de Reem, jeune r\u00e9fugi\u00e9e syrienne. J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de pr\u00e9senter, sous forme unitaire, celle d\u2019Adama (Mali 1988) et de Lyuba (Roumanie 2010). On y trouvera en outre celle d\u2019Antonio (Espagne 1936), de Leila (Alg\u00e9rie 1962) et de Thi\u00e9n An (Vietnam 1975). Lectures faciles, essentielles pour aborder le sujet avec les plus jeunes. Pour chaque opus vendu, un euro est revers\u00e9 au \u00ab\u00a0R\u00e9seau Education Sans Fronti\u00e8res\u00a0\u00bb (RESF).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-6815 size-thumbnail\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/ALICE-au-Pays-Des-Merveilles-1024x1366-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Alice au pays des Merveilles<\/em> de Lewis Carroll, traduit par H. Parisot, illustr\u00e9 par C. Gastaut, Castor Poche, Flammarion Jeunesse, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Texte int\u00e9gral d\u2019un classique recommand\u00e9 au cycle 3.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-6824 alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/CVT_La-passe-miroir-Les-fiances-de-lhiver_1267-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>La Passe-Miroir : les Fianc\u00e9s de l\u2019hiver<\/em> de Christelle Dabos, P\u00f4le fiction, Gallimard Jeunesse, 2016. Publi\u00e9 simultan\u00e9ment en Folio<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parution au format poche du tome 1 d\u2019une trilogie dont le deuxi\u00e8me, <em>Les disparus du Clairdelune<\/em> \u00a0est d\u00e9j\u00e0 sorti en grand format. Unanimement salu\u00e9 par la critique, ce roman initiatique se d\u00e9roulant dans un univers d\u2019h\u00e9ro\u00efc fantasy, met en sc\u00e8ne le destin d\u2019Oph\u00e9lie, dont l\u2019apparence peu attirante dissimule certains dons\u00a0: lire le pass\u00e9 des objets ou traverser les miroirs par exemple. Elle vit sur l\u2019arche d\u2019Anima o\u00f9 r\u00e8gnent magie et absence de hi\u00e9rarchie\u00a0; elle ne peut cependant pas se d\u00e9rober \u00e0 la d\u00e9cision des Doyennes\u00a0: il lui faut partir pour la citacielle, capitale flottante (cf. la couverture du livre) du P\u00f4le, pour \u00e9pouser Thorn, le surintendant du seigneur Farouk. D\u00e9bute alors pour cette anti-h\u00e9ro\u00efne nombre d\u2019aventures plus \u00e9poustouflantes les unes que les autres. Ce r\u00e9cit d\u2019apprentissage d\u00e9bordant d\u2019imagination a remport\u00e9 le prix du premier roman Gallimard Jeunesse, RTL et <em>T\u00e9l\u00e9rama<\/em> en 2013 ainsi que plusieurs autres prix.<br \/>\nJe signale au passage que cette ann\u00e9e, pour sa deuxi\u00e8me \u00e9dition, le prix a \u00e9t\u00e9 remport\u00e9 par\u00a0:<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"alignright size-thumbnail wp-image-6827\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/larispem-1024x1492-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Les myst\u00e8res de Larispem\u00a0: le sang jamais n\u2019oublie<\/em> de Lucie Pierrat-Pajot, Gallimard Jeunesse, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre auteure, autre monde, \u00ab\u00a0r\u00e9tro-futuriste\u00a0\u00bb cette fois\u00a0: en 1899, \u00a0Paris, baptis\u00e9 Larispem, est devenu une Cit\u00e9-Etat ind\u00e9pendante o\u00f9 les bouchers forment une caste importante depuis que leur ruse et leur courage ont\u00a0 permis \u00e0 la Commune de triompher des aristocrates en 1871\u00a0! Carmine l\u2019apprentie louch\u00e9bem (comprenez \u00ab\u00a0bouch\u00e8re\u00a0\u00bb en argot de cette corporation), son amie Libert\u00e9, m\u00e9canicienne, et Nathana\u00ebl, orphelin, vont \u00eatre impliqu\u00e9s dans une aventure qui va les confronter\u00a0 au pouvoir occulte du sang mis au service de la vengeance.<br \/>\nUn ouvrage original, mi-uchronie, mi-steampunk, sur lequel je reviendrai sans doute prochainement.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-6830 alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/utopia_-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Multiversum 3\u00a0: Utopia<\/em> de L\u00e9onardo Patriganni, traduit de l\u2019italien par F. Fiore, P\u00f4le fiction, Gallimard jeunesse, 2016 (Tome 1\u00a0: <em>Multiversum<\/em>, tome 2\u00a0: <em>Memoria<\/em>)<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette trilogie dystopique est donc \u00e0 pr\u00e9sent disponible en poche. Jenny, Alex et Marco effectuent un voyage spatio-temporel dans des univers parall\u00e8les en qu\u00eate de v\u00e9rit\u00e9 et d\u2019identit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 noter : l\u2019auteur vient de publier un nouveau roman chez le m\u00eame \u00e9diteur, dans la collection Scripto\u00a0: <em>L\u00e0-bas <\/em>(traduit de l\u2019italien par N. N\u00e9d\u00e9lec-Court\u00e8s). Depuis l\u2019assassinat de sa m\u00e8re, un an plus t\u00f4t, Veronica, effondr\u00e9e, se d\u00e9brouille seule comme elle peut et se met \u00e0 vivre des exp\u00e9riences extrasensorielles.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"alignright size-thumbnail wp-image-6831\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/AmourEnChaussettes-998x1577-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>L\u2019Amour en chaussettes,<\/em> Gudule, Romans, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Excellente nouvelle\u00a0: Thierry Magnier r\u00e9\u00e9dite sous un nouveau format et une nouvelle couverture ce roman\u00a0 pr\u00e9sent\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/217-229vlieghe.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">dans la chronique du n\u00b0 46 de <em>Recherches<\/em>, consacr\u00e9e au journal intime.<\/a><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-6833 alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/9782203091160_CHERUB-T15-BLACK-FRIDAY-POCHE_HD-1024x1458-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/> Black Friday<\/em> de Robert Muchamore, traduit de l\u2019anglais par A. Pinchot, Casterman, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La quinzi\u00e8me aventure de Cherub au format poche : attaque terroriste sur le territoire am\u00e9ricain et d\u00e9mant\u00e8lement du clan Aramov au programme. De plus, les \u00e9ditions Casterman publient \u00e9galement <em>Les dossiers secrets de Cherub <\/em>(cf. rubrique \u00ab\u00a0Enfants espions\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-6837 alignright\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/Rockwar_-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Je signale enfin que l\u2019auteur s\u2019est lanc\u00e9 dans la r\u00e9daction d\u2019une nouvelle s\u00e9rie situ\u00e9e dans un univers tr\u00e8s diff\u00e9rent\u00a0: celui de la musique. <em>Rock War<\/em> (traduit par A. Pinchot, Casterman, 2016) met en sc\u00e8ne deux adolescents, Dylan et Jay ainsi qu\u2019une jeune fille, Summer, que l\u2019on suit tour \u00e0 tour. Issus de milieux tr\u00e8s diff\u00e9rents, \u00e9prouv\u00e9s chacun \u00e0 leur mani\u00e8re par la vie, ils ne se connaissent pas mais partagent une m\u00eame passion pour la musique ou le chant. C\u2019est une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9r\u00e9alit\u00e9 musicale qui va les r\u00e9unir, mais ce sera pour le prochain tome\u00a0!<br \/>\nApr\u00e8s avoir pris le temps de pr\u00e9senter les diff\u00e9rents personnages principaux &#8211; et secondaires d\u2019ailleurs &#8211; dans leur quotidien, l\u2019auteur acc\u00e9l\u00e8re progressivement le rythme pour terminer en feu d\u2019artifice. Le lecteur s\u2019attache aux personnages, des adolescents d\u2019aujourd\u2019hui, encore tr\u00e8s jeunes, mais d\u00e9j\u00e0 habit\u00e9s par des r\u00eaves ambitieux. Atmosph\u00e8re parfois d\u00e9jant\u00e9e mais roborative\u00a0! Une couverture flashy comme vous pourrez le constater\u00a0\u2026<\/p>\n<h1 style=\"text-align: left;\"><strong>Des nouvelles de r\u00e9seaux d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9s<\/strong><\/h1>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Anorexie<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-6836 alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/9782203102286_LE-COMPLEXE-DU-PAPILLON_HD-1024x1559-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Le complexe du papillon<\/em> d\u2019Annelise Heurtier, Casterman, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ag\u00e9e de 14 ans, Mathilde Fournier se persuade brutalement qu\u2019elle n\u2019est pas jolie, qu\u2019elle est grosse et qu\u2019il lui reste beaucoup de chemin \u00e0 parcourir avant de devenir papillon \u2026 Pourtant sportive, elle se trouve affreuse et ne voit que ses grosses cuisses, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e lorsqu\u2019elle se trouve boudin\u00e9e dans une belle robe bleue qu\u2019elle voudrait porter pour le mariage de Prune, la s\u0153ur de Louison, sa meilleure amie. Stimul\u00e9e par la m\u00e9tamorphose spectaculaire de C\u00e9zanne, une camarade de classe moqu\u00e9e deux ans plus t\u00f4t, qui ressemble \u00e0 pr\u00e9sent au mannequin Cara Delevingne, Mathilde se soumet \u00e0 un r\u00e9gime draconien, basculant en quelques mois dans l\u2019anorexie mentale.<br \/>\nBien que tr\u00e8s court, le r\u00e9cit rend compte de fa\u00e7on dense, concise, voire po\u00e9tique, du cheminement d\u2019une adolescente qui, pour de multiples raisons dont aucune n\u2019est privil\u00e9gi\u00e9e, cherche \u00e0 maitriser son corps \u00e0 d\u00e9faut du reste de sa vie et en ressent de la toute-puissance. Boulevers\u00e9e par la mort pr\u00e9matur\u00e9e de sa grand-m\u00e8re maternelle, peu encourag\u00e9e \u00e0 communiquer avec sa m\u00e8re, tr\u00e8s pudique et surtout convaincue que Jim, objet de son d\u00e9sir, ne fera jamais attention \u00e0 elle, Mathilde se r\u00e9fugie dans la maladie sans le reconnaitre. Elle se f\u00e2che avec Louison et se coupe des autres, nie la r\u00e9alit\u00e9, utilisant les stratag\u00e8mes habituels pour s\u2019affamer et \u00e9viter les questions embarrassantes. Jusqu\u2019au jour o\u00f9 son corps et son amie la trahissent\u2026 Cela permettra \u00e0 la m\u00e8re et \u00e0 la fille de se parler enfin \u00e0 c\u0153ur ouvert, pour l\u2019une d\u2019exprimer enfin ses sentiments, pour l\u2019autre de comprendre que ses parents l\u2019aiment et la soutiennent. Mathilde admet enfin qu\u2019elle doit se soigner et gu\u00e9rir.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Enfant-espion<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><em><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-6834 alignright\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/9782203098374_BODYGUARD-T3_HD-1024x1483-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>L\u2019embuscade <\/em>(<em>Bodyguard<\/em>, tome 3) de Chris Bradford, traduit de l\u2019anglais par Chlo\u00e9 Petit. Casterman, 2016<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien qu\u2019il ait promis \u00e0 sa grand-m\u00e8re de ne plus prendre de risques, Connor Reeves doit remplacer au pied lev\u00e9 son camarade Marc, op\u00e9r\u00e9 d\u2019urgence\u00a0; il part donc au Burundi pour une courte mission baptis\u00e9e \u00ab\u00a0C\u0153ur de Lion\u00a0\u00bb, consistant \u00e0 prot\u00e9ger les deux enfants de Laurent Barbier, un diplomate fran\u00e7ais. En effet, Ambre, 16 ans, et Henri, 8 ans, vont participer, avec leurs parents et les plus grands dignitaires du pays, \u00e0 un safari organis\u00e9 dans le tout nouveau parc national de la Ruvubu que la France a contribu\u00e9 \u00e0 financer. \u00a0Mais \u00e9videmment, ce qui s\u2019annon\u00e7ait comme une mission courte et plut\u00f4t attrayante, se transforme rapidement en stage de survie pour les trois adolescents, confront\u00e9s \u00e0 un coup d\u2019\u00e9tat foment\u00e9 par un rebelle aguerri. Le g\u00e9n\u00e9ral Pascal, surnomm\u00e9 le Mamba noir en raison de sa cruaut\u00e9, est \u00e0 la t\u00eate d\u2019une arm\u00e9e sanguinaire compos\u00e9e, entre autres, d\u2019enfants soldats embrigad\u00e9s et conditionn\u00e9s \u00e0 tuer. Parmi eux, se trouve \u00ab\u00a0Sans-Merci\u00a0\u00bb qui a oubli\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 son nom\u00a0! Livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames dans un environnement hostile, traqu\u00e9s par les rebelles, confront\u00e9s \u00e0 des braconniers ou menac\u00e9s par des animaux sauvages, les adolescents passent leur temps \u00e0 fuir le danger, heureusement aid\u00e9s par la petite Zuzu qui connait bien les lieux\u00a0; mais peuvent-ils lui faire confiance\u00a0? Et Gunner, le ranger qu\u2019ils finissent par retrouver, est-il vraiment de leur c\u00f4t\u00e9\u00a0? Lequel de ses ministres a trahi le pr\u00e9sident Bagaza\u00a0?<br \/>\nComme dans les \u00e9pisodes pr\u00e9c\u00e9dents, le lecteur, \u00e0 l\u2019instar des personnages, ne connait aucun r\u00e9pit et vit au gr\u00e9 des rebondissements et coups de th\u00e9\u00e2tre. Le r\u00e9cit met bien en valeur la complexit\u00e9 de la situation instable de cette partie de l\u2019Afrique ainsi que le poids d\u2019une corruption g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, y compris de la part de personnes que l\u2019on n\u2019aurait pas soup\u00e7onn\u00e9es a priori. Le probl\u00e8me des enfants-soldats m\u2019a sembl\u00e9 particuli\u00e8rement pr\u00e9gnant et ce troisi\u00e8me opus s\u2019ancre davantage que les pr\u00e9c\u00e9dents dans une r\u00e9alit\u00e9 contemporaine douloureuse. Connor est de nouveau confront\u00e9 \u00e0 l\u2019organisation occulte Equilibrium en la personne de son ex\u00e9cuteur des basses \u0153uvres, M. Grey, dont l\u2019attitude est plus ambig\u00fce que jamais \u00e0 son \u00e9gard &#8230; Le jeune homme, une nouvelle fois en butte aux avances d\u2019une jeune fille qu\u2019il a prot\u00e9g\u00e9e et d\u00e9fendue, prend enfin conscience des sentiments \u00e9prouv\u00e9s pour son amie Charley, qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 lui raconter pourquoi et comment elle s\u2019est retrouv\u00e9e en fauteuil roulant. On attend donc impatiemment le quatri\u00e8me \u00e9pisode\u00a0!<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"alignright size-thumbnail wp-image-6835\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/9782203106550_CHERUB-LE-DOSSIER-SECRET_HD-1024x1476-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>Dossiers secrets<\/em> de Robert Muchamore, traduit de l\u2019anglais et adapt\u00e9 par A. Pinchot, Casterman, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les agents recrut\u00e9s par Cherub ont beau poss\u00e9der de multiples qualit\u00e9s, ils n\u2019en restent pas moins (raisons pour lesquelles on les emploie d\u2019ailleurs \u2026) des adolescents, voire des enfants, fac\u00e9tieux, d\u00e9sob\u00e9issants, pr\u00eats \u00e0 commettre les pires b\u00eatises\u00a0; on en a d\u00e9j\u00e0 eu un aper\u00e7u \u00e0 travers leurs multiples aventures et leur vie au campus. Mais cette fois-ci, l\u2019auteur nous livre les dossiers confidentiels de Zara Asker, la directrice de Cherub. Cette derni\u00e8re a notamment saisi une publication clandestine, <strong><em>Cherub News<\/em><\/strong> (\u00ab\u00a0Faites-moi circuler, mais ne vous faites pas pincer\u00a0!\u00a0\u00bb proclame d\u2019embl\u00e9e la feuille de chou \u2026) dans laquelle, entre autres, les jeunes agents r\u00e9alisent des interviews et font allusion \u00e0 leurs missions, leur vie priv\u00e9e ou \u00e0 des activit\u00e9s illicites men\u00e9es sur le campus, ce que la direction ne peut tol\u00e9rer\u00a0! Zara envoie donc \u00e0 ses collaborateurs une s\u00e9rie d\u2019extraits s\u00e9lectionn\u00e9s parmi les douze \u00e9ditions connues de ses services, en leur demandant de mettre fin \u00e0 cette publication. C\u2019est ainsi l\u2019occasion de r\u00e9galer les fans de r\u00e9cits in\u00e9dits\u00a0: premi\u00e8re mission de Kerry ou des jumeaux Connor et Callum, conflit\u00a0 \u00ab\u00a0fratricide\u00a0\u00bb chez les T-shirts rouges\u00a0; la deuxi\u00e8me partie du livre contient de nombreuses r\u00e9v\u00e9lations concernant James, \u00e0 travers les rapports de fin de mission r\u00e9dig\u00e9s sur son compte\u00a0: analyse de sa personnalit\u00e9 en lien avec l\u2019absence de figure paternelle et, plus audacieux, trois hypoth\u00e8ses sur son devenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un ouvrage soign\u00e9 qui r\u00e9jouira les amateurs de la s\u00e9rie ainsi que ceux qui appr\u00e9cient les fac-simil\u00e9s pleins d\u2019humour (<em>Cherub News<\/em>) ou plus s\u00e9rieux (courriel ou rapports de Zara Asker).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>R\u00eave ou cauchemar\u00a0?<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><em><img loading=\"lazy\" class=\"size-thumbnail wp-image-6814 alignleft\" src=\"http:\/\/www.revue-recherches.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/La-vie-revee-dEve-981x1577-1-150x231.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"231\" \/>La vie r\u00eav\u00e9e d\u2019Eve\u00a0: le choix<\/em> d\u2019Anna Carey, traduit de l\u2019anglais (\u00c9tats-Unis) par H. Zilberait, Pocket jeunesse, PKJ, 2016<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suite des aventures d\u2019Eve pr\u00e9sent\u00e9es dans le num\u00e9ro 63. Bien qu\u2019elle ait d\u00fb quitter Caleb, bless\u00e9, puisque seules les femmes peuvent vivre \u00e0 Califia, Eve se sent enfin en s\u00e9curit\u00e9 et heureuse de retrouver son amie Arden qui a r\u00e9ussi \u00e0 l\u2019y rejoindre. Mais ce r\u00e9pit sera de courte dur\u00e9e. Elles doivent fuir de nouveau et sont captur\u00e9es par les soldats du roi. Arden est reconduite \u00e0 l\u2019\u00e9cole tandis qu\u2019Eve est emmen\u00e9e \u00e0 la Cit\u00e9 des Sables o\u00f9 elle d\u00e9couvre ses origines. Mais la gloire ou le mariage forc\u00e9 avec l\u2019architecte du roi, Charles Harris, n\u2019int\u00e9ressent pas celle qu\u2019on nomme d\u00e9sormais \u00ab\u00a0princesse Genevi\u00e8ve\u00a0\u00bb\u00a0: seul Caleb, recherch\u00e9 pour meurtre (celui des deux soldats qu\u2019elle a tu\u00e9s) compte \u00e0 ses yeux.<br \/>\nCe deuxi\u00e8me tome se passe essentiellement dans la Cit\u00e9 des sables o\u00f9 le roi met en place La Nouvelle Am\u00e9rique au prix de nombreux sacrifices et d\u00e9rapages. Le souverain-dictateur, qui a tout mis en \u0153uvre pour retrouver sa fille naturelle, cherche \u00e0 amadouer celle-ci\u00a0: m\u00eame si Eve constate qu\u2019il peut se montrer sinc\u00e8re et doux parfois, elle fait malheureusement l\u2019exp\u00e9rience de sa d\u00e9termination face \u00e0 la r\u00e9sistance qu\u2019il combat sans piti\u00e9. Esp\u00e9rant toujours sauver ses amies contraintes de devenir des reproductrices malgr\u00e9 elles, et pr\u00eate \u00e0 se sacrifier pour sauver Caleb, la jeune fille, enfin au clair sur ses sentiments, prend des d\u00e9cisions douloureuses et doit finalement s\u2019en remettre au grand chef de la r\u00e9sistance, Moss.<br \/>\nRebondissements, complots, alliances et trahisons au programme en attendant la suite des \u00e9v\u00e9nements dans le tome suivant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Coups de c\u0153ur\u00a0\u00bb DOCUMENTAIRES 50 inventions qui ont fait le monde de Philippe Nessmann, Flammarion Jeunesse, 2016 Chaque ann\u00e9e, indique l\u2019auteur en fin d\u2019ouvrage, deux cent mille brevets d\u2019invention sont d\u00e9pos\u00e9s\u2026 C\u2019est dire s\u2019il lui a fallu op\u00e9rer un choix draconien, mais \u00e9clair\u00e9 vu son exp\u00e9rience, pour pr\u00e9senter aux jeunes lecteurs ces inventions qui ont &hellip; <a href=\"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/?p=2445\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Les coups de c\u0153ur d\u2019\u00c9lizabeth Vlieghe \u2013 Printemps-\u00e9t\u00e9 2016<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[940],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2445"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2445"}],"version-history":[{"count":43,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2445\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7722,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2445\/revisions\/7722"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2445"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2445"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-recherches.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2445"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}